16.01.2012
A la Dame Blanche de brocéliande...
Voila bien longtemps que je n'étais venu coucher quelques mots sur mon blog... Mais il y a quelques jours, Annie, ma douce amie nous a quitter. "Physiquement", car je sais que toujours elle m'attendra au détour des chemins de Brocéliande, à la porte du val sans retour, elle me soufflera encore à l'oreille les chemins sacrés qui mène au coeur de notre Mère...
Ces quelques mots sont pour toi, ma Dame Blanche, repose en paix à Caer Arianrhod, et ce que tu m'as transmis sera transmis à son tour dans le cercle de la vie... A jamais en moi...

Un rayon de lumière, puis un autre. Ce matin, c’est sans doutes la dernière fois qu’elle ouvrira les yeux, de l’autre coté de la forêt, de l’autre coté ou le soleil se lève à peine. Sur le versent ou l’herbe perlée de rosée caresse ses pieds nus, si vieux.
Rien d’autre que cette vie simple et belle depuis longtemps, et aucun chuchotement n’a encore violé ce silence, juste la folie de l’eau qui ne trouve plus sa place dans le lit de la rivière. De la moindre brindille d’herbe au chêne centenaire, de la plus petite des pensées au chaos le plus absolu, tout dors encore quand ses yeux s’ouvrent à la clarté mystique.
Elle ne prend plus le temps de nouer ses longs cheveux blancs, de son visage ou le temps semble gravée se dégage une sérénité toute nouvelle, une paix qui vient de naître ce matin, son dernier matin. Son âme n’aspire qu’à s’envoler mais elle trouve la force d’y retourner, puisée en ces derniers instants. Elle voudrait encore une fois offrir son à âme et à son corps meurtrit un dernier bain de plénitude.
Si longtemps qu’elle n’avait ressentit la terre nue sous ses pieds, si longtemps que sa peau n’avait frissonné si délicieusement au vent ; elle revoit celle qu’elle était avant, elle… ne regrette rien, demain, elle ne se réveillera pas. Elle le sait, et… elle marche, au milieu de ses souvenirs, sur l’herbe humide, entre les arbre et les fleurs fermées. Elle revoit pour la dernière fois ses rêves d’enfant, dans les prairies sauvages, dans la foret épaisse ou l’on voit virevolter les fées et bien d’autres merveilles, elle marche, la ou se livrent de violents combats et ou s’ébattent les cerfs au bois immenses. Elle marche au milieu de ses souvenirs,. Elle marche, se laisse guider, ira jusqu'à la rivière, derrière le rideau de feuilles, au pied de l’arbre foudroyé… La, devant elle, sa vieille main pousse en tremblant l’épaisse cascade verte, elle maintenant n’a plus peur. Elle ne se retournera pas quand la porte se refermera doucement derrière elle, pour ne plus jamais s’ouvrir.
Elle s’est assise la, au bord de l’eau, les rayons pales du soleil dans ses cheveux d’argents. Elle a regardé son visage qui se reflétait calmement, transparent, la caressé, la contemplé longuement sans le toucher ; savait que c’était l’heure ou elle allait enfin pouvoir s’envoler. Longtemps, si longtemps…
Une larme sur son visage rejoint une larme du reflet et l’image ondule puis disparaît. Au revoir, elle sait qu’il ne réapparaîtra plus. Les petites ondes ne semblent plus s’arrêter contre le bord, et l’aide à s’étendre contre le doux tapis de feuilles, à se pelotonner dans l’herbe, bras tendre de la terre mère. Longtemps, si longtemps… Qu’elle ne s’était sentit aussi bien.
C’est la fin, et elle sourit, laisse la pale lumière du ciel le pénétrer, l’inonder, l’emporter avec elle…
Un papillon se pose sur sa poitrine, il regarde le vieux visage qu’il ne verra plus, le vieux visage si apaisé maintenant.
Le soleil envahit la clairière maintenant, et il s’envole, cueillant sous ses ailes le dernier soupir, la dernière goutte de vie, emportant tous les rêves de cette petite fille qui dormait souvent la au bord de l’eau, de cette vieille femme qui a voulu pour toujours s’endormir la au bord de l’eau...

Et comme tu me disais tout le temps... Ne nous disons jamais aurevoir, mais à tout à l'heure...
05:11 Publié dans °Journal de Branwen° | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note
21.03.2011
Salvia Divinorum
La Salvia divinorum est une plante en provenance du Mexique utilisée lors de rituels chamaniques Mazatèques afin de se procurer de visions. On l’appelle aussi Lady Salvia, feuille de la bergère, feuille de la Vierge, herbe de Marie.
L'emploi de la sauge des devins est en relation étroite avec les cultes Mazatèques des champignons. En effet, les chamanes d'Oaxaca l'utilisent lors de rituels divinatoires ou curatifs comme substituts de teonanacatl ou d'ololiuqui lorsqu'ils se font rares. Les rituels se déroulent la nuit, dans l'obscurité et le silence complet. Soit le guérisseur est seul avec son patient, soit d'autres patients et des personnes bien portantes les accompagnent. Avant de sucer et de mâcher les feuilles, le chaman les encens avec du Copal et les voue aux dieux en priant. Quand il les a mâchées, les participants se couchent dans un grand silence, car le moindre bruit ou la moindre lumière perturbe fortement les visions. Étant donnés les effets moindres que ceux des champignons, les rituels ne durent que 1 à 2 heures. Si les hallucinations ont été assez fortes, le chaman a pu reconnaître la cause de la maladie ou d'un autre problème. Il donne alors ses conseils au(x) patient(s) puis dissout son assemblée nocturne.
Les Mazatèques utilisent cette sauge sous la forme d'un cigare, le priem (feuilles fraîches roulées à la main). Ce cigare est sucé et mâché sans en avaler le jus, les substances actives étant absorbées par les muqueuses. La dose minimale pour un priem est de six feuilles fraîches et de huit à dix si l'on veut accentuer les effets. La réaction débute précisément après dix minutes et dure environ 45 minutes. Les feuilles séchées de Salvia divinorum peuvent également être fumées. Deux à trois inhalations profondes de la moitié d'une feuille peuvent avoir des effets psychotropes.
Source : Wikipedia.
Cette plante aiderait à entrer en transe, avec une distorsion du temps et des visions. Voici une description que l’on retrouve féquement sur les differants sites et articles quej’ai pu lire:
S : pour « effet subtil » : c'est la première phase du voyage réalisant un état de relaxation avec des effets légers comparés à ceux produits par de faibles doses de marijuana,
A : pour « perception altérée » : phase de modification des processus de pensées durant laquelle on décrit une appréciation renforcée de la musique avec modification discrète de l'espace.
L : pour « léger état visionnaire » : effets psychédéliques, perception d'images les yeux fermés, souvent bidimensionnelles. Il s'agit d'un état proche de l'hypnose mais avec maintien d'une perception intacte de la réalité,
V : pour « état visuel » : les yeux fermés, le sujet entre dans un état de rêve, amorce un voyage à travers le monde et les âges avec des images tridimensionnelles. C'est l'état du tapis volant. L'état de conscience reste encore lucide,
I : pour « identité altérée » : il y a perte d'identité personnelle avec expériences mystiques et fusion avec d'autres objets ou avec l'univers,
A : pour « anesthésie » : cet état s'observe lors de la consommation de fortes doses de la substance. C'est la perte de conscience durant plusieurs minutes avec possibilité de somnambulisme et passage à l'acte. Une amnésie secondaire est observée.
Je travaillais beaucoup avec la sauge officinale (j’y consacrerais d’ailleurs un article prochainement) mais ayant trouvé un endroit où je pouvais m’en procurer (il faut savoir qu’il n’est vraiment pas simple de cultiver cette plante si l’on ne trouve pas de bouture) et j’attend ma commande avec impatience !
Bien sur, est ce la peine de le préciser ( ?), je ne consommerais cette chère Salvia uniquement lors de rituel et dans le but d’une transe chamanique, non comme l’on pourrait fumer des pétards… Elle sera consommée dans un but sacré, méditatif, pour son voyage « à travers les mondes et les ages », pour une pure expérience mystique. Non pas pour me « déchirer ». L’utilisation de ces plantes, comme la Salvia, le chanvre, certain champignons, constituent un élément essentiel des cultes ancestraux, au même titre que le verbe ou la formule magique qui leur confèrent leur sens mystérieux et sacré.
Comme le souligne Jean Marie Pelt, président de l’institut européen d’écologie, professeur de
biologie végétale et de pharmacognosie et auteur de l’un de mes ouvrage préféré sur les plantes magiques (voir ma catégorie °Livres° -Drogues et plantes magiques-), « ainsi, tandis que l’homme émerge à la conscience, nu et fragile dans la foret hostile, la drogue apporte les premières réponses à ses premières questions : elle lui révèle qu’au delà du monde de la perception et des apparences quotidiennes, il y a l’inconnaissable, l’inatteignable, le monde des esprits et du « dedans » des êtres. Elle jette le premier pont entre les deux rives de l’univers et par la même devient sacrilège, puisqu’elle brise l’ordre apparent des choses… »
Je continuerai cette article lorsque j’aurai experimenté la Salvia et ses chemins…
09:19 Publié dans °Bois sacrés° | Lien permanent | Commentaires (4) | Envoyer cette note
Morrighane par Flidais Airmeith
Sans doute une des plus belle description de Morrighane qu'il m'a été offert de lire... Flidais est prêtresse de l'Ordre du Lotus, et je dois dire que je suis tombée amoureuse de son écriture. Avec son autorisation, je me permet de partager avec vous ce magnifique portrait de Morrighane...

Tour à tour jeune, séduisante et d’une sexualité assumée et vieille, ténébreuse et grondante… Elle est puissante guerrière et magicienne, elle est femme qui se donne (corps-sexualité-Vie)) et prends ( âme-Vie). Elle est celle qui change de forme (louve, vache,corbeau, guerrier,vipère,anguille) sur les champs de bataille, entre autre, Elle est orgueilleuse et colérique. Elle est l’amante libre, mais jamais libertine; elle est profondeur de ténèbres, profondeur du cœur de la Terre. Elle est le pont qui fait traverser les âmes du monde des vivants à celui des morts. Cela fait peur et pourtant, à quelque part, c’est comme si en venant nous chercher, elle nous tendait la main pour nous conduire à nouveau dans le Ventre de la Mère. Il y a rien là de hideux ou de démoniaque; ce n’est que Naturel. Elle est tour à tour désirable et repoussante. Si elle était femme, je dirais que c’est une femme qui a du tempérament; qui a du chien!
Elle est rouge et noire, comme la nuit, le sang, la mort, la terre. Les Dieux meurent en elle de la petite mort commune aux hommes… Nous mourons tous par elle… Elle est femme sacrée par qui l’être ou la Vie se transforme pour voyager vers la Mort. Une mort physique ou une autre forme de mort parfois.
Déesse et Reine… Reine des fantômes, des spectres et des esprits. Reine de la Grande et Longue Nuit Noire… celle dans laquelle tout les mondes plongent à Samhain quand le temps est suspendu. Quand l’hiver arrive, froid comme la Mort, et que s’allonge la Longue Nuit pour que naissent les rêves nourriciers. Reine des Lunes Noires, où elle est si présente, car elle est fin et commencement… Déesse de tout ce qui retourne dans les chairs sombres de la Terre pour mieux renaître. Elle arrive et la mort la suit! Les feuilles tombent sur son passage, et le vent hurle douloureusement… Elle porte la Mort comme un fardeau ( deuil et chagrin des vivants) ou un cadeau ( renaissance, régénération).
On pourrait dire d’Elle, qu’Elle est dure, exigeante, dangereuse et implacable. Mais ne pourrait-on pas en dire autant de la Vie, d’un certain angle? Elle est la Mort au cœur de la Vie. Les deux sont liées dans le Grand Cercle. Elle fait ce qui doit être fait, quitte à en paraître cruelle, pour celui qui ne regarde que d’un œil aveugle. Elle est vérité insoutenable, aussi Elle ne vous leurrera jamais. Sa justice est tranchante comme la faucille sacrée, mais elle est équilibrée. Elle est fracassante, dans sa vérité, ses combats et ses amours. Pourtant elel peut-être silencieuse, voyageant sans traces et sans bruits…
Elle est courage et sans pitié, elle insuffle aux siens du courage et à leurs ennemis, la peur. Elle est donc protectrice aussi, Protégeant sa Terre et les siens. Sa protection est grand eet devant Elle, l’ennemi tourne les talons. Ce qu’elle donne ou accorde, on le lui rendra tout au tard; c’est Sa justice, son équité; le don et le contre-don. Elle est aussi mort tendresse et respectueuse, quant elle lave les corps et les armures des corps ensanglantés de ceux tombés au combat.
Elle enseigne si bien comment apprivoiser la Mort… Comment s,en approcher sans tomber dans la peur ou la fascination. Elle exprime aussi si bien, toute la colère qui brûle au fond de soi ,mais que l’on doit occulter. Elle nous montre qu’on a le droit et qu’on doit, vivre sainement nos colères. Pour ne pas qu’elles blessent en explosant ou qu’elles n’empoisonnent. La colère est laide mais, présente et il faut apprendre à la gérer, à vivre avec le mieux possible. Idem avec la Mort. C’est se donner le droit de crier, c’est s’assumer et être libre, et fort de ce fait. Elle incarne à l’extrême l’esprit de la colère, mais elle est de nature divine, ne l’oublions pas. Avec sagesse et bon sens (un peu de jugeote) elle nous trace l’un des chemins qui nous permet d’être complet et bien avec toutes nos facettes. Elle ne se cache pas; elle vit à fond ses états dans toutes leurs teintes. Cette Déesse forte, libre et assumée, presque rebelle, ne répondra pas aux esprits fourbes. Si elle le fait, elle leur enseignera par une inoubliable leçon. On ne joue ni ne triche avec Elle.
Elle est illusionniste et prophétesse; elle annonce la mort et la porte en Elle. Elle tient les lignes de nos mains, dans les siennes… Elle se transforme et fait jaillir le feu. Elle assourdit de son chant qui rend fou; un chant strident ou un hurlement insoutenable. Prenant son visage hideux : celui qu’on lui connaît le mieux. Elle se métamorphose et se dissimule. C’est méconnu, mais Elle est aussi Barde à ses heures… Versée dans la satyre, elle connaît l’Art des vers prophétiques, se spécialisant dans ceux à saveur dramatique. Comment peut-il en être autrement quand on porte la Mort sur nos épaules, dans nos bras et dans nos mains? Mort libératrice, mort salvatrice mort vers la renaissance, mais mort tout de même. C’est en vers qu’elle déclare ses malédictions et ses prophéties, avec un talent sans égal. Sa poésie est tour à tour, poignante et lourde. Elle peut vous glacer le sang ou vous offusquer; versant aussi dams l’ironie et le cynisme grinçants et intelligents. Quand elle se moque, usant des mots pour vous enfoncer doutes et mots-lames dans le cœur et l’esprit. Dans la bataille, elle peut donc se battre, mais elle peut aussi engager une joute de mots, et d’incantations… Elle y excelle et elle est dangereusement habile… Ces mots sont des couteaux ou des plumes noires… Lourds ou légers… Ils ne laissent jamais indifférents, et elle ne déclame jamais pour rien… Ses mots peuvent êtres destructeurs, forts et meurtriers… Sa langue peut-être celle d’un vipère à l’esprit vif et brillant… Elle assène de grands coups à coups de mots…
Belle? Laide? Les deux… dans sa fureur, elle est le visage de la colère… de la rage même… Cheveux hirsutes ( noirs et rouges), yeux blancs striés de rouge, crocs et griffes sortis… Hideuse Elle est alors… Effrayante et même repoussante. Grande Reine et porteuse de Mort, elle est froide, et intouchable, d’une beauté peu commune, que tous ne peuvent apprécier… Amante, elle a la beauté d’une femme fauve, libre et sauvage… Noirs sont ses yeux et ses cheveux, sa peau est tantôt blanche, car elle est Reine de la Nuit… Blanche et pâle comme la Lune, soleil de ses nuits… blanche et froide, à l’image des spectres dont elle est la Reine… Amante, elle est celle qui erre sous le soleil, la peau brune, une beauté indisciplinée et désordonnée… Elle est celle qui est désirable, jeune ou moins jeune… Elle n’a pas d’âge, et au fond, qui peut se vanter d’avoir contempler son vrai visage?
Celle qui livra bataille à Cuchulainn après avoir tenté de le séduire, celle qui se fait l’amante de Dagda dans le lit de la rivière Boyne sous les étoiles. Celle que l’on représente par trois corneille ou trois corbeau, demeure un profond et noir mystère de visage…
La Fille d’Ernwas des Tuatha de Danann , est celle qui est invoquée par des croassements. On dit des morts tombés au combat, qu’ils sont les « glands de Morrigane ».
Morrighane et les éléments ?
Pour moi, elle est très « Terre »… cette terre fertile, qui donne Vie par l’accouplement… Celle qui la reprend, et l’emporte vers la Terre profonde, en dessous … Déesse de la Mort, de la Fertilité-sexualité… Telle la Terre, Divine Mère…
Pourtant, elle est aussi Air… cet air qui porte le Corbeau, qui danse avec la Corneille… Ce souffle qu’Elle insuffle aux combattants devant l’ennemi… L’Air du courage sans peurs, ou de la couardise terrible, pour les ennemis… Souffle de Mort, souffle de Vie… Le souffle de Morrighane… Ses ailes noires portées par le Vent furieux et caressant. Corneille perchée sur la tête sans vie de Cuchulainn…
Qui pourrait douter qu’elle soit Feu aussi ? Le Feu rouge de sa furie, de ses emportements, du sang et de ses cheveux… Feu rouge de la vache rouge… Feu sacré… Feu dévastateur qui détruit, mais permet de tout recommencer… Feu de guerre, feu de camp, feu de passion et de colère.
Et l’Eau ? Oui, l’Eau ! Morrighane est aussi l’eau… l’eau dans laquelle elle fait tomber Cuchulainn en anguille ( ou vipère)… L’eau dans laquelle elle lave corps et armures des guerrier tombés au combat… Rivière dans le lit de laquelle elle reçoit en Elle le Dagda… Eau féminine, fertile, eau purifiante, qui nettoie, lave…
Et que dire de la Brume ? Prophétesse, magicienne, Dam d’Avalon … Elle est illusionniste, elle possède la Brume, s’en drape dignement… Y fait voyager les morts, l’espace d’un moment indéfini… Insaisissable brume, mystérieuse Louve Grise qui nargue…la Vie… telle la Morrighane.
Elle brûle d’un feu rouge dévastateur… un feu sacré… un feu à la fumée noire, tel une brume noire… Feu purificateur, feu libérateur, feu magique, feu qui détruit mais permet la renaissance… Elle est la Mort au Cœur de la Vie…
Source: http://feminin-sacre.org/
07:19 Publié dans °Portraits de Déa° | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note
Soror Dolorosa
Hier, j'ai visité l'Inde, aujourd'hui les chemins de cristal sur les sillons dégradés... Si les scènes de Soror Dolorosa sont aveugles- et que les ailes brisées obligent à ne plus s'envoler- alors je continuerai à danser là, infiniment, fée sur le vinyl usé...

Mes meilleurs amis, Andy (chant) Emey (guitare) Hervé (basse) et Franck (batterie) ont signés sur un label allemand, "Northern silence", je n'en reviens toujours pas, je suis si fière d'eux! A écouter et à voir sur scène, absolument!!! Style cold wave, influences empruntées à la scène rock indépendante des années 70 - 80, BLIND SCENES est un pur délice!
Ne pas manquer non plus SEVERENCE...

http://www.myspace.com/sorordolorosa :Myspace
http://www.sorordolorosa.com/ :Site
Prochains concerts: Lyon le 2 avril au Trokson
: Toulouse le 15 avril au "Fleurs du mal" - rue des blanchers

06:38 Publié dans °Arts° | Lien permanent | Commentaires (1) | Envoyer cette note
Rêve de fougères...
Réveil brutal, en larmes et à bout de souffle, les jambes tremblantes et la peur au ventre...
Ma vision est rétrécie, confinée, sur un champ de blé. Je cours, je suis terrifiée, persuadée que « ça » va surgir là, devant moi. Mes chevilles se prennent dans les jupons d’une longue robe de deuil, je trébuche, un goût de fer dans la bouche. Mes poumons brûlent, je n’entend plus que le sang qui bat en mon cœur, pourtant le jour se lève et le soleil brille déjà, les couleurs sont superbes et moi je vais mourir…
C’est jaune pâle, bleu vert d’eau
"ça" est là, dans mon dos…
Réveil…

Je commence tout juste à entretenir des notes sur un petit journal onirique, mais je n’écrirais pas un post sur mon blog à 4 heures du matin si ce « cauchemar » ne m’avait pas autant effrayé. Et c’est la troisième nuit consécutive qu’il me réveille. Et je ne me rendors pas.
Qu’est ce que je pourrais fuir qui me fasse aussi peur, cette dualité entre le noir de ma robe, le deuil, la fin, et la magnificence des couleurs d’un jour qui naît…
04:39 Publié dans °Journal de Branwen° | Lien permanent | Commentaires (2) | Envoyer cette note
19.03.2011
(Parenthèse)
Voila longtemps que je ne m'étais rendue sur les pages de ce blog... Il faut dire qu'avant mon entrée au sein de l'Ordre du Lotus, je ne me servais d'internet uniquement pour des recherches. A vrai dire, ça n'a jamais vraiment été ma tasse de thé. Mais depuis, c'est devenu mon seul outil pour communiquer avec mes soeurs et Freya, ma mentor. Et puis je me suis rendu compte que j'avais un besoin fou de partager cette merveilleuse aventure qu'est la découverte des visages de la Déesse, de cette femme elle aussi aux differents visages que je suis et que j'apprends à connaître enfin. Mais le truc est que je ne suis absolument pas rigoureuse sur internet. Et je suis la première à me le reprocher. Depuis combien de temps n'ai je pas eu de nouvelles de mes soeurs, surtout celles qui me manque? Pourquoi je reste silencieuse? Sans pour autant être obliger de squatter le forum h24...
Il faut dire aussi que je suis susceptible, et que parfois certains mots me touchent peut être un peu trop, et je préfère me faire souris que d'insister. Mais je souhaite que cela cesse. Cette école est pour moi une grande étape de ma vie. J'y suis heureuse, y ai rencontré des femmes absolument merveilleuses, et j'apprends plus de choses que je ne l'aurais jamais imaginé... Tant de portes s'ouvrent devant moi... Parfois je saute à pied joints, parfois j'entrouvre et jette un petit coup d'oeil, mais je découvre que les possibilités sont infinies... Et je ne voudrais pas passer à côté d'une sororité si belle...
J'espère qu'elles ne m'en voudront pas trop d'avoir disparu quelques temps. Ce qui est à moitié vrai... Je rentre tout juste d'Inde... Cette fois je ne suis partie qu'un mois, mais comme a chaque fois, il suffit de quelques heures pour être complètement hapée par sa magies et ses splendeurs... J'ai écrit un journal de voyage, et vais ouvrir sur ce blog une cathégorie à se sujet, cela me permettra de me réhabituer au clavier! ;)
Tellement de choses se sont passées... Belles comme atroces. C'est extrême, je sais, mais tellement vrai...
04:27 Lien permanent | Commentaires (8) | Envoyer cette note | Tags : entrer des mots clefs
31.12.2010
Iperiod
Petite trouvaille pour toutes celles qui possèdent un iphone:
iPeriod permet de suivre son cycle menstruel directement sur son iPhone ou iPod touch. L'application, traduite en français dans cette dernière version, est très complète. iPeriod prévoit les 12 cycles suivants (après avoir entré les dates d'au moins deux cycles consécutifs), prévient en cas d'arrivée imminente ou de retard de règles, permet de tenir un "journal" de cycle et résume toutes les informations sur un calendrier mensuel doté de divers icônes et codes couleur.

Outre la langue française, la dernière version ajoute les prévisions d'ovulation et de fécondité. L'application se veut discrète par l'icône et le nom (elle apparaît comme iP) et il est, en outre, possible de protéger les données par un mot de passe. Voila quelques jours que je l'utilise, et je trouve cette application super pratique pour celles qui souhaitent tenir un calendrier-journal et qui comme moi ne tiennent pas en place! Plus pratique à embarquer n'importe où, et super bien fait!
08:10 Publié dans °Lune rouge° | Lien permanent | Commentaires (6) | Envoyer cette note
"Journal d'une sorcière"
Un petit trésor chez le bouquiniste...
Alors que je cherchais une vieille édition d'un livre de Mircea Eliade sur le chamanisme, je suis tombée sur un véritable petit tésor...
"Jounal d'une sorcière", par Celia Rees.
Voici ce qui m'a mis la puce à l'oreille:
"Le texte qui va suivre est tiré d'une remarquable collection de documents désignés sous le nom de "Manuscrits de Mary". Trouvés à l'interieur d'une couverture en patchwork
de la période coloniale, ces documents constituent une sorte de journal intime, tenu sans régularité. Toutes les dates sont le fruit de déductions établies à partir des événements rapportés.
Les premiers documents ont été datés de Mars 1659."
Une histoire vraie!
Ecrite par Mary, qui après avoir assisté à l'execution de sa grand mère pour sorcellerie, s'embarque pour le nouveau monde, afin d'échapper au même destin...
"Fille du roi des Aulnes et de la reine des fées, voila qui tu es..."
On trouve ce roman en collection Jeunesse, parcequ'écrit par une toute jeune fille. Mais c'est un pur délice, une histoire magique à lire ou à raconter à nos enfants devant le feu lors des longues soirées d'hiver!
Un peu dans la même veine, je me suis souvenu d'un roman qui m'avait beaucoup plut à l'époque et que je vous recommande vivement...
"Moi, Gwendaëlle jeune sorcière".
Voici le parcours initatique et les rituels d'une ado proche de l'âge adulte qui nous raconte son histoire...
4 eme de Couverture:
"La sorcellerie cela commence très tôt, pur des choses insignifiantes, des incidents, sans importance, des choses que tout le monde ou presque vit, sous des formes qui peuvent être différentes.
C'est pourquoi en toute femme est une sorcière qui sommeille et en tout homme un sorcier. Le pouvoir est en chacun de nous, et il nous a été donné dès l'enfance".
C'est Gwendaëlle, adolescente proche de l'âge adulte, qui nous raconte son histoire, son initiation. Car une petite sorcière "c'est quelqu'un de différent, qui s'affranchit des règles habituelles pour jouer et vivre selon ses propres règles. C'est cet affranchissement qui est source de son pouvoir."
Au cours de l'esbat d'aujourd'hui, je vais être initiée. "Mur et plafond sont rouge sombre, le sol est recouvert d'une moquette vert billard. Est-ce ma chambre ? " "Viens"... "vide tes poches"... "D'où viens-tu ?... "Où vas-tu ?"... "Qui es-tu pour répondre à sa place ?"... "Sorcier que demandes-tu ?"... Eblouissement des flammes, serment solennel, paroles de la Grande mère...
A llumage des feux de la Saint-Jean, bûchers flamboyants, "secation" de la baguette, file indienne dans les chemins creux à la recherche des plantes à cueillir, passage dans le monde des déesses et des elfes sylvains, franchissement des seuils, grands cercles tracés au noir de fumée et à la cire d'abeille, chandeliers de cuivre pour appeler les rois et les reines de la nature... oui voilà mon champ de bataille ! "
"Car j'ai combattu et vaincu les forces des ténèbres et sauvé le monde, comme le font tous ceux qui par leur courage, leur raison, leur amour de l'autre, leur goût de la vie combattent pour qu'en eux triomphe la Lumière".
Un petit plus, la ressemblance entre les rituels et pratiques décrites et ceux utilisés par certains covens est volontaire.
Voici donc deux petits romans très agréables à lire, et je dirais même parfaits pour faire découvrir la sorcellerie aux petits et grands enfants!
07:10 Publié dans °Livres° | Lien permanent | Commentaires (3) | Envoyer cette note
Triste langueur
On dit que l'amour est aussi fait de disputes... Un poème pour mon Amour, meurtrit par ma faute...
A nouveau les feuilles mortes
et l'encre se vautrant aussi sale
qu'une putain qui s'en fout.
J'ai regardé le soleil,
J'ai vu et gouté la pluie.
Je suis sortie
et mon ombre se démarquait sur le sol...
Nous étions deux.
Juste une trève,
immobilisée au bord de l'abime.
Ma main perdue dans tes cheveux,
Ta langueur triste;
Parle moi, parle moi encore,
Enivre moi de tes larmes obscures...
Au clair
La lune nous regardait
Parle moi,
Enivre moi d'ecchymoses-crysanthèmes,
Qu'elles fleurissent à mes lèvres
En poison affamé et douloureux,
De valses perdues en chimères passionnées,
Le frôlement de ton souffle;
Et je lape ce que tu m'offres,
le désir,
Une dernière fois...
Mon Amour, cruel et tendre Amour...
Peut être ne l'entends tu plus,
Mais je n'ai jamais vu que toi...
.: Branwen :.
06:06 Publié dans °Arts° | Lien permanent | Commentaires (6) | Envoyer cette note
24.12.2010
Noel...
Le sommeil ne vient pas...
Je viens commencer ma leçon sur l'archétype de la Mère, visage qui m'échappe,
quand il me semble l'effleurer, il repart, je ne me souviens pas...
Ma mère...
Ce foutu Noël passé pour la première fois depuis des années loin d'elle.
Peut être devrais je préciser que je ne la vois pour ainsi dire qu'une fois par an,
à "Noël", justement.
Demain va être une bien triste journée, à moins que pour une fois la neige tienne
et par son doux manteau épais, vers ses montagnes, me rammène un peu à elle...
Photo: Alex
07:46 Publié dans °Journal de Branwen° | Lien permanent | Commentaires (2) | Envoyer cette note
Shamanka: La Dame Arc-en-ciel
Pouvais je espérer mieux en ce début d'année que d'avoir la possibilité d'étudier plus en profondeur la voie du chamanisme Féminin?
4 ème de couverture: "Shamanka: La Dame Arc-en-ciel assemble théories et pratiques pour s'initier au chamanisme féminin. Divisé en quatre cycles, il explore les mystères féminins dans les différantes traditions du monde en proposant des exercices, rites, réflexions, voyages et outils."

Ce livre s'inscrit dans une formation offerte par Déa Félidaé, :
http://dea-felidae.celebrerladeesse.net/
"La formation a pour but de donner aux femmes intéressées par le chamanisme féminin des pistes d'exploration dans plusieurs domaines d'intérêts et de leur faire découvrir ses forces et son pouvoir féminin sacré.
Le livre assemble théories et pratiques sur le chamanisme féminin et propose différentes activités: exercices, méditations, voyages, rencontre d'alliés, rituels, chants, méthodes, etc."
Les Auteurs, Ishara Labyris et Freya Kybella sont toutes deux prêtresses et mentors en la communauté de l'Ordre du Lotus, et leur travail est absolument extraordinaire.
Je ne trouvais malheureusement pas en français de quoi satisfaire ma soif d'apprendre quant au chamanisme féminin... qui est bien différent sur certains points du masculin, et, bénit soit le phénomène de synchronicité, les éditions "Femmes Rouges" ont réalisé mon voeux!
J'ai decidé de suivre cette formation en étant mentorée par les prêtresses auteurs de ce livre, car j'apprends réellement et toujours énormément au sein de Déa Mystica (où j'ai déjà la chance d'avoir Freya comme mentor), leurs conseils et enseignements sont une véritable bénédiction, et souhaite la même chose quant à cette nouvelle voie; Et c'est tellement plus agréable de partager nos explorations, d'avoir une oreille attentive quant à nos doutes, sans parler de leurs précieux conseils...
Me voila partie sur les chemins des mystères féminins, de la sexualité sacrée, les enseignements des animaux de pouvoir, la prophétisation, l'onirisme, tout en dansant et chantant afin de célébrer la Déesse, mes ancêtres et la Nature; Voyager entre les mondes sur le dos de l'arc-en-ciel, découvrir de nouvelles pierres et cristaux, ainsi que certaines herbes et fleurs. Travailler différemment avec mes runes, et les voyages et méditations proposés sont absolument superbes...
Je finis mon devoir sur l'archétype de la mère, et hop, je m'embarque dans cette nouvelle aventure qui, je dois l'avouer, me rend impatiente et fébrile à la fois!
J'avais déjà entamé un journal-calendrier-lunaire après avoir arrêté la pilule afin de retrouver mon cycle naturel, l'accompagner d'une "diva cup" pour vraiment ressentir mon sang de lune (c'est une alternative vraiment écolo aux serviettes ou tampons et les problèmes que ces derniers peuvent engendrer comme le syndrôme du choc toxique).
Sur mon autel était deja aménagé un autel lunaire, et me voila déjà en train d'écrire rites et poèmes pour honorer mon sang de lune et la Déesse...
Voila une petit dessin que j'ai fait en offrande à la Déesse (et pour la première fois avec le fruit de mes lunes rouges) afin de la remercier de m'avoir guidé sur le chemin de la Shamanka...

Puisse cette formation m'aider à devenir la prêtresse-shamanka à laquelle j'aspire tant! Un grand bravo à Ishara et freya pour ce cadeau inespéré!
Commençant ma leçon sur l'archétype de la mère, j'avais une certaine apréhension, car je ne suis pas encore maman moi même; ce livre m'a vraiment fait prendre conscience, tout comme le parcours d'Isis Shaktyma (Haute prêtresse de l'O.D.L) que l'on peut être des "mères spirituelles", et accoucher de projets magnifiques sans pour autant avoir donné la vie...
Et c'est ce qu'est "Shamanka"... Le merveilleux enfant d'Ishara et de Freya, produit de leur amour envers la Déesse, l'Amante, la Chamane et la femme sauvage qui vit à l'intérieur de chaque femme...
03:45 Publié dans °Femme chamane, la Shamanka°, °Livres° | Lien permanent | Commentaires (2) | Envoyer cette note
17.12.2010
Druidesse
Je voulais juste répondre à un petit commentaire que l’on m’a laissé sur l’un de mes précédent post et qui je dois dire m’a fait frissonner… Je cite:"en outre, pas de femmes chez les druides, seuls les hommes étaient admis".
Je respecte bien sur les croyances de chacun, mais je tenais quand même à émettre mon point de vue sur la question.
On trouve beaucoup de controverses quand à la possibilité que les femmes aient pût un jour être Druidesses. Cependant dans la tradition celtique se trouvait une catégorie ouverte au sexe féminin. Appelées Banduaid, Banfhlaith ou Banfhilid, les Druidesses (tout comme les vestales Romaines) étaient gardiennes du feu; On retrouve dans le dinnsenchus de Rennes une description fort complète de leurs actions.

Selon le géographe latin Pomponuis Mela (1er sc aps J.C) les Druidesses de l’île de Sein (île qu’il dénommait Sena) au large des côtes d’Armorique avaient le pouvoir de, je cite: "commander les flots à travers leurs chants, de se transformer en animal, de soigner les maladies les plus insidieuses et de prédire l’avenir aux gens qui leur rendaient visite." Des documents romains témoignent de l’habileté des Druidesses, "ces femmes à la fois prêtresses et prophétesses maîtrisant la magie sur les éléments.
Leur présence a toujours été… A l’origine les tribus Celtes vénéraient de nombreuses divinités féminines et des femmes étaient au service de leur culte. Enfin les hommes se sont attribués leurs fonctions rituelles et ont crées la grande caste sacerdotale. Mais jamis les femmes n’abandonnèrent leur cultes et continuèrent à servir les Déesses Celtes , telle Artémise d’Ephèse renvoyant au culte de la fértilité ‘introduit en Gaule par les Grecs 600 ans av J.C.
Voici quelques passages de Mayorca à ce sujet, dont un rituel que je trouve très emblématique de la façon dont les Druidesses pratiquaient la magie sur le éléments:
"Les Druidesses choisissaient une jeune vierge qui devait se rendre, nue, dans la foret sacré et cueillir en utilisant uniquement le petit doigt de la main gauche , la fleur dédier au Dieu Solaire Béli, la Belinuncia ou Jusquiame. Elle devait ensuite la plonger dans les eaux d’un fleuve et comme l’impose le rituel, s’éloigner à reculons pour imiter la marche rétrograde du soleil. Ce rituel magique associé à des phénomènes d’atrctions obtenus par des gestes ou des différentes actions du même type, permettaient de soulager la région brûlée par le sécheresse en lui offrant une abondante chute de pluie, aussi miraculeuse que magique."
On observe dans la culture Druidique et dans la philosophie religieuse pré chrétienne une prédominance de la figure féminine; Elle est un personnage central qui jouit d’une position forte. Parmi toutes ses figures, la Déesse Mère (tient ma leçon du moment ;)) est la plus importante. Elle est le symbole de la connaissance et de la liberté, l’axe moral de la société Celte. Ce n’est pas un hasard si dans la mythologie Irlandaise la souveraineté porte les traits d’une femme. Cette mythologie comporte depuis son origine une majorité de Déesses, et toutes ses figures féminines qui présidaient à l’agriculture et aux arts ont su et sauront toujours garder leur place. Et quel bel exemple que Velléda!
Tacite (56-120 aprs J.C) dit dans ses Annales que "les Celtes n’avaient rien contre le fait d’être dirigés par une femme." Ou encore dans "Vie d’Agricola": "Sur l’île de Bretagne aucune loi n’interdit aux femmes de monter sur le trône ou de commander les armées.
Pour confirmer la place da la femme celte dans cette période de l’âge de Fer, la culture Irlandaise accordait aux femmes le titre de guerrière, Druidesse, prophétesse, de Bardesse, sage femme et doctoresse.
Voici un extrait du livre de Mayorca sue les Celtes:
"L'historien latin Ausone (Ausonius Decimus Magnus) évoques dans les Parentales, hommage funèbre de toutes les personnes de sa famille, l’une de ses tantes prénommée Dryadia, et se demande pourquoi on avait donné un nom de Druidesse à cette tante alors que les Romains avaient anéantis la classe sacerdotale féminine plusieurs siècles auparavant. La seule et unique réponse qu’il trouve est élémentaire et va au delà de ses considérations d’historien sur l’aspect anachronique de ce nom: Dryadia appartenait tout simplement à cette caste sacerdotale.
Tacite mentionne également l’existence de plusieurs femmes Druides qui vivaient sur l’île de Mona (ou Anglesey au Pays de Galles) en compagnie de guerriers celtes. Selon sa description, elles étaient échevelés habillées de vêtements de deuil et portaient des torches. Tacite situe son récit pendant une période historique bien précise: le moment où Surtonuis Paulinus (1er sc ap J.C) général Romain sous l’empeureur Claude puis sous Néron, avait tenté de conquérir l’île. Sur la plage, rapporte l’historien, une troupe de soldats étaient cernés par un groupe de Druides qui criaient des formules et des malédictions. Les Druidesses participaient à ce rituel magique destiné à les maudire."

J’en reviens alors à Velléda, Druidesse-prophètesse de la tribu des Bructères (tribu d’origine teutonique je crois) qui vécue à l’époque de l’empereur Vespasien (69-79 ap J.C). Bien que Germaine, Velléda portait un nom d’origine celtique provenant de la racine Gwel qui signifie "voir" et qui est l’équivalent de l’Irlandais "fili" - "voyant poète". Elle dominait un vaste territoire et était l’objet d’une profonde vénération.
L’historien Don Cassius confirme les origines celtiques de la prêtresse voyante et sa place dans la catégorie des Druidesses. Son rôle oraculaire était si important que son influence s’étendait jusqu’à la sphère politique.
Tacite disait encore "qu’il était interdit à quiconque d’approcher Velléda ou de s’adresser à elle, comme pour souligner la vénération qui lui était due. Elle restait emmuré dans une haute tour, d’où un membre de sa famille tachait de transmettre les questions et le réponses, comme s’il ‘agissait d’une méditation entre une Déesse et une adoratrice. Beaucoup l’on tenue longtemps pour une divinité. Mais avant elle, ils ont aussi vénéré Aurinia et bien d’autres encore. Ce n’était pas par flagornerie ni d’en l’idée d’en faire de Déesses."
Le grand Druide Gàine, qui se trouvait en réalité être une femme, est à ce titre exemplaire, car il confirme la place importante des femmes Druidesses dans la société celte et le pouvoir dont elle jouissait sur le peuple.
La mythologie compte beaucoup de Druidesses: Aoife, Birog, Bodmall, Fionn, Fidelma…
Je finirais sur une description de Fidelma dans le Tain, la saga Irlandaise, que je trouve absolument superbe et tenais à la partager.
Mais avant toute chose, je suis ravie de partager surtout avec des personnes dont les avis convergent du mien. C’est encore une occasion d’en apprendre d’avantage!
"Elle avait les cheveux blonds. Elle était enveloppée dans un manteau aux couleurs bigarées fermé par une broche en or, et portait une tunique rouge couverte de broderies et dotée d’une capuche, ainsi que des sandales aux fermoirs dorés. Son front était large, son menton fin, la courbe de ses sourcils étaient noire et elles avait des ciles noirs délicats qui jetait une ombre sur son visage jusqu’au milieu de ses joues. Si tu l’avais vue, tu aurais cru que ses lèvres étaient rouges sang. Ses dents étaient comme une rangée de bijoux entre ses lèvres. Elle rassemblait ses cheveux en trois tresses, deux d’entre elles entouraient sa tête, tandis que la troisième descendait le long de son dos et venait caresser ses mollets. Elle tenait dans une main un baguette légère de formes entrelacées et sertie d’or. Ses yeux avaient trois iris. Des chevaux noirs traînait son char, et elle même était armée."
01:09 Publié dans °Journal de Branwen° | Lien permanent | Commentaires (3) | Envoyer cette note
25.09.2010
°L'antre de Morrigan°
Morrigan a chuchoté à l'oreille de l'une de ses filles...
A pris possession de son esprit et a guidé sa plume pour un sanctuaire sacré, un lieu magnifique lui étant entièrement consacré...
Je suis heureuse d'y retrouver ma Déesse, heureuse de constater qu'elle a choisit pour la représenter Valiel, une véritable fée qui retranscrit si bien la représentation divine de l'ensemble des connaissances druidiques et la puissance occulte du féminin... Morrigan...
Pour ma part, je suis en accord complet avec les ressentis de Valiel, mais je n'en dirai pas davantage et vous invite grandement à visiter l'Antre de Morrigan, un projet tout simplement merveilleux...
http://lantredemorrigan.wordpress.com/about/

Kati Astraeir
(Dessin choisit par Valiel comme représentation "atypique" de Morrigan... et qui je trouve est tout à fait approprié! mais j'en ai deja trop dit!)
A voir ABSOLUMENT!!!
02:36 Publié dans °Journal de Branwen° | Lien permanent | Commentaires (1) | Envoyer cette note
08.09.2010
Ma rencontre avec Emmanuel Fillaudeau
Il est un synonyme de rencontre qui porte le nom de coïncidence… Il en est un pour coïncidence qui correspond précisément avec ce que j’ai vécu : synchronicité ; synchronicité parfaite…
Je rentre tout juste de deux mois de convalescence en Savoie, à Aix les bains, ville bordant l’une des rives du somptueux lac du Bourget, le lac le plus grand et le plus profond de France.

Un soir Laura, ma petite sœur, me demanda de lui parler du chamanisme. C’était un soir de pleine lune, l’air était doux, je l’invitai alors à faire un feu dans une jolie petite crique au bord de l’eau, et nous voila parties munies d’un peu de sauge et de Kjøre, mon tambour. Je constatai alors ô combien il est difficile d’enseigner le peu de chose que je sais à ce sujet tout en restant pragmatique. Toujours est il que nous avons parlé des heures durant…Bien évidement, je ne pouvais répondre à toutes ces questions, lui conseillant certains livres en commençant par lui offrir L’anthologie du chamanisme de Shirley Nicholson. Nous tombions souvent d’accord toutes les deux : «Ah, si nous pouvions avoir la chance de rencontrer un chaman ! » J’étais ravie que Laura s’intéresse autant et pour la première fois à ce sujet, et ses interrogations pertinentes remettaient souvent en question ce que je croyais pourtant savoir… Elle fit ce soir là son premier « voyage » afin de rencontrer son animal totem, et nous passâmes une soirée absolument fabuleuse ! (Je vais essayer d’éviter les descriptions à la Victor Hugo, dix pages pour le reflet de la Lune sur l’eau, des flammes embaumant la sauge ou des montagnes autours de nous et tenter de rester concentré sur le sujet de ce post… ! Mais ce fut une nuit magique, promesse d’un souvenir fabuleux…)
Deux ou trois jours plus tard, nous apprenions qu’un salon de la voyance et du bien être se déroulait à Aix les bains, avec de nombreux exposants, voyants et conférences dont un certain Emmanuel Fillaudeau qui donnait le soir même une conférence s’intitulant « au delà du chamanisme : l’équilibre des corps subtils, une prise de conscience pour l’avenir de la planète. » Je vis Laura bondir de joie… Je ne souhaitais pas gâcher son empressement à s’y rendre, mais il y a une telle recrue d’essence de charlatans ces dernières années… je ravalai cependant mon scepticisme et partageai avec elle et avec joie cette charmante coïncidence. Plus tard en cachette, je consultai mes runes… Et quel tirage !
Le soir venu, il me fallu très peu de temps pour me rendre compte qu’Emmanuel ne faisait pas partie de ces gens là, et nous fûmes toutes les deux captivées par le personnage et ses mots, dont le fameux langage « des oiseaux » (je n’avais jusqu'à ce jour jamais entendu parler de cela, et c’est incroyable ! mais je m’éparpille, une fois encore !) Nous avions devant nous un MONSIEUR, un chaman extraordinaire ayant fait le tour du monde, dont le meilleur ami n’est autre que Mario Mercier et qui a quitté un job lucratif dans l’herboristerie pour se consacrer au chamanisme et monter sa société « Ethnolia » dont il donne dix pour cent de ses bénéfices pour planter des arbres dans le désert… Voici un lien où vous pourrez l’entendre à ce sujet sur Dailymotion :
http://www.dailymotion.com/video/x7l7b3_emmanuel-fillaudeau-chamane-ethnoli_tech

Je dois préciser ici que ma sœur est depuis trois ans « malade » et souffre d’anorexie mentale qu’elle refusait jusqu’à présent d’admettre. Vint le moment où Emmanuel voulu faire une démonstration de guérison avec son tambour et prit ma sœur comme sujet. Elle s’installa au centre du cercle, et Emmanuel commença à frapper son tambour en chantant autours d’elle… Je ne saurais précisément expliquer comment cela s’est passé, mais nous fondîmes littéralement en larmes toutes les deux lorsqu’un poids énorme nous quitta, Laura ressentit bien évidement le phénomène beaucoup plus intensément que moi… « Tu peux aller rejoindre ta sœur à présent, mais je souhaiterais que vous restiez après la conférence, j’aimerai beaucoup vous parler. » Les gens qui nous connaissent certifieront à quel point ma sœur et moi ne nous ressemblons pas physiquement. Mais lui a su. Maintenant je ne doute pas qu’il savait que nous étions sœurs avant même qu’il invite Laura au cœur du cercle. Je ne pouvais parler tant que la conférence n’était pas finie, mais Laura avait littéralement changé de visage… Il fut applaudi à grand renfort de merci, les gens dans la salle étaient subjugués… Nous dûmes attendre un bon moment avant de pouvoir discuter avec lui tant les gens souhaitaient le rencontrer et prendre rendez vous.
Quand enfin il nous rejoignit, il dévoila à Laura qu’il avait « vu » sa maladie, le pourquoi du comment, et pour la première fois je vis ma sœur acquiescer et le laisser mettre des mots ô combien justes sur le mal qui la rongeait. Et cela même sans lui poser aucune question… Il lisait en elle comme dans un livre ouvert, lui parlant de sujets et de « secrets familiaux » que personne n’aurait pu savoir… Il nous proposa alors de nous rencontrer chacune à notre tour, pour une séance personnalisée de guérison. Sorties du salon, Laura ne marchait plus, elle volait, cela faisait si longtemps que je ne l’avais vue et sentie aussi bien ; ici s’achève notre première rencontre et l’histoire de ma sœur et de son jardin secret. Sachez quand même qu’après le second rendez vous, elle a accepté de rencontrer un psychothérapeute et de se soigner. Cela fait un mois maintenant, et ma sœur revit…
![5420_1198672133203_1420509592_2487016_1086880_n[1].jpg](http://treiziemelune.hautetfort.com/media/00/00/2465331687.jpg)
Chapitre numéro 2 ! Mon rendez vous… !
Je vais essayer d’être brève, et de me souvenir de tout, car comme tout chaman ou druide qui se respecte, Emmanuel ne m’a pas permis de prendre des notes, tout doit être transmis oralement, cela va sans dire ! Je tiens encore une fois à préciser qu’il ne m’a posé AUCUNE question, et que tout ce qu’il m’a dit était une cascade de mots, une eau claire dans une forêt sombre, le premier rayon de soleil qu’on aperçoit fasciné au pôle nord après six mois de nuit… Je n’en reviens encore pas …
Il m’a tout d’abord dit que j’étais une enfant cristal ; je n’avais encore jamais entendu parler des enfants indigo et cristal, j’y consacrerai un post plus tard, mes recherches sont pauvres et en profite d’ailleurs pour passer un message : si quelqu’un connait ou peut me conseiller un livre sérieux, je suis preneuse ! Nombreuses ont été mes vies passées, et la première qu’il apercevait vaguement, il ne put me dire si j’avais été Inca, Aztèque, toltèque ou encore Maya. C’était trop flou. La première qu’il voyait vraiment était celle où j’étais un homme, un viking qui ne vivait que pour l’aventure et l’océan sur son drakkar, mais il passa vite sur la suivante pour me regarder droit dans les yeux et me dire que ce qui importait le plus étaient les trois dernières, « et tu ne le prendras sans doute pas mal si je te dis jeune sorcière… » Aucun signes, bijoux ou quoi que ce soit ne pouvait le guider. J’ai été sorcière. Deux fois. Deux fois j’ai été dénoncé pour mourir premièrement décapitée, puis sur le bûcher. Ces deux fois la dénoncée par la même personne que j’ai retrouvé d’une vie à l’autre. Quant à ma dernière vie antérieure (ma grand-mère me l’avait déjà dit), j’étais druidesse, et j’ai cru m’évanouir lorsqu’il me dit que c’était en foret de Brocéliande…
Aujourd’hui, je serai une GRANDE médium, il a insisté sur ce fait, j’aurais la capacité de communiquer avec les esprits. Lorsque je lui ai annoncé que je ne m’étais jamais intéressée ou vaguement au spiritisme, il m’a coupé et m’a dit qu’il ne voulait rien savoir tant qu’il n’avait pas finit ; et que je pourrai lui poser toutes les questions que je voudrais lorsqu’il aurait terminé… La seule « question-affirmation » qu’il m’a posée est celle-ci : « Tu comptes ouvrir un commerce d’ici peu, à Brocéliande (sourires), et si je ne me trompe pas, c’est un bar, une taverne… »
Oui, je sais, on se croirait en plein conte de fées où un magicien lit en mon cœur et mon âme comme un féru de poésie un livre de Rimbaud… Mais mon récit est vrai, et je vous invite à le contacter si cela vous intéresse. Cet homme est exceptionnel…
Si aujourd’hui je ne ressens absolument pas mes capacités médiumniques, c’est que les deux vies où j’aurais été tuée par l’inquisition j’aurais été dénoncée par un tavernier. (J’ouvre ici une parenthèse afin de préciser que je rachète la Morgane Taverne à un couple d’amis chers à mon cœur.) Inconsciemment et cela dû à mes vies passées, je renie mon don car j’ai peur de la « dénonciation et du bûcher ». Si je retourne aujourd’hui en Brocéliande, c’est afin de pardonner à Bred, mon ami tavernier qui me cède son commerce, de me réaliser en tant que fille de la Déesse et surtout accéder à mes talents médiumniques qui selon lui sont très forts, et me serviraient pour guérir les gens. Afin de me réaliser sans ne plus avoir peur. Encore à cet instant des larmes me piquent les yeux…
Puis il a parlé de mon accident… Pourtant encore une fois, je ne portais ni corset ni minerve, et rien ne laissait voir que quatre mois auparavant j’avais frôlé la mort… Et bien, je suis effectivement morte dans cet accident, quelques secondes, et je suis revenue. Deux « sorcières » se battaient en moi, celle qui criait « vengeance ! » et celle qui n’aspirait qu’à la paix. Et la première est morte et est restée à jamais dans la carcasse de la voiture. Il m’a touché à l’endroit exact où s’est brisée la vertèbre qui a faillit me rendre tétraplégique, et m’a dit qu’à présent j’étais ré-axée, en harmonie avec mon moi intérieur et que j’allais enfin comprendre celle que je suis et cesser de me battre contre moi-même… Que si je ressentais cet accident comme une renaissance, c’est que cela en était effectivement une, et que je n’allais plus avoir peur ; que j’allais cesser de m’éparpiller et prendre enfin conscience de la chamane médium que je suis. Car c’est un fait, mon travail en tant qu’apprentie Chamane a réellement commencé, et je ne me suis pas trompée. La force de Louve est en moi, et elle est bien mon animal de pouvoir.
Même dans mes rêves les plus fous je n’aurais osé y croire. Et voila qu’Emmanuel Fillaudeau que je n’ai vu qu’une fois lors d’une conférence au salon de la « voyance » et du « bien être » me dit cela naturellement, d’une voix calme et posée… soigne ma sœur à 50% en une heure de temps après trois années de batailles…
Il m’a encore beaucoup parlé, de ma grand-mère, de mon amour et de ma famille, mais ceci je le garde pour moi ; il est des choses qui doivent rester à l’abri dans mon cœur…
Nous sommes restés en contact, j’ai par la suite rencontré sa femme qui exerce quant à elle la réflexothérapie, et qui sans rien savoir de moi non plus avait écrit « la jeune fille celte » dans le carnet de rendez-vous. Nous sommes amenés à nous revoir, à travailler et à voyager ensembles. Nous ferons de nombreux weekends à la taverne avec conférences et ateliers sur le chamanisme, et j’espère sincèrement que je pourrais y trouver mes soeurcières… Une rencontre est même prévue avec Mario Mercier, et je remercie au passage Belowen qui m’a fait connaitre cet homme extraordinaire au travers de « l’enseignement de l’arbre maitre ».
Il m’a ensuite donné un traitement à base de plantes et de minéraux qu’il a lui-même trouvé et travaillé avec les autochtones notamment de Sibérie ou d’Afrique, car comme il me l’a imagé, « tu repars d’ici sans ce traitement, c’est comme si tu avais été opérée sans avoir été recousue ! » Pour ma part, j’ai pris un traitement d’un mois à base de Gui, Cœur de Marie, Améthyste, Valériane, Elixir de Vie, Coquelicot de Californie et de lavande.
Voici en quelques lignes ma première rencontre avec Emmanuel Fillaudeau, chaman et homme de cœur qui a su me guider et me conforter sur la voix de prêtresse – chamane que j’ai décidé de suivre.
Que la Déesse le bénisse…
13:04 Publié dans °Femme chamane, la Shamanka°, °Journal de Branwen° | Lien permanent | Commentaires (24) | Envoyer cette note
20.06.2010
Marie Madeleine
Cette pénitente aux pieds nus, enveloppée de sa chevelure traitées en longues mèches ondoyantes coulant le long d'un corps dont elles laissent deviner les formes douces et harmonieuses, pourrait être la première représentation sculptée en France de Marie Madeleine. Jusqu'ici, c'est sans nul doute la plus belle statue la représentant qu'il m'ait été donné de voir, et je voulais vraiment la partager avec vous... Je suis restée "scotchée" sur la page de ce magasine pendant un bon moment tant je la trouve superbe...
Elle date du XIV ème sciècle et se trouve à l'église Notre Dame d'Ecouis, dans l'Eure.

05:40 Publié dans °Arts° | Lien permanent | Commentaires (6) | Envoyer cette note
12.06.2010
Kundalini et Muladhara chakra
C'est en me rapprochant de l'archétype de l'Amante, Medb (ou Maeve) et en méditant longuement et en me laissant porter par son énergie que j'ai ressentit ce que j'avais déjà ressentit une fois auparavant il y a quelque années en Inde. L'énergie de la Kundalini.
Cette énergie provient du Muladhara chakra, premier des sept chakras principaux. Associé à l'élément terre, il est la base de la vie. Dans le shaktisme, le Muladhara est un Lotus à quatre pétales rouges symbolisant chacun un état psychologique. La joie la plus intense, l'extase dans le contrôle (passions) atteinte de la concentration et plaisir naturel.

Il est aussi le centre de l'extase du corps physique. C'est ici que nous ressentons le plaisir, la joie, les passions et l'extase ; mais surtout, ce centre conduit à l'extase de la réalisation du divin dans le corps physique grâce à la sexualité.
Dans la plupart des cultures et dans leur forme de spiritualité comme l'hindouisme n'excluent pas le corps. Bien au contraire, ils le voient comme un fil conducteur, branché pour l'extase. Comme le shaktisme tantrique l'indique, Muladhara est le lieu où la Kundalini, énergie cosmique latente réside en nous. Lorsque ce pouvoir latent est activé par des pratiques comme le hata yoga, il monte à travers tous les chakras jusqu'au chakra couronne (Sahasrara), « le Lotus aux milles pétales ». Il s'unit alors avec son côté opposé, la conscience de la divinité suprême.
La Kundalini est tout simplement le pouvoir féminin de la Déesse éternelle, la sensuelle Shakti désirant impatiemment s'unir avec son seigneur Shiva et remontant avec ferveur la colonne vertébrale et se manifester à travers les chakras « dans des éclats extatiques de Lumière et de pouvoirs infini »...
Muladhara Yantra

Ce lotus renferme le carré de la Terre, entouré par huit lances rayonnantes. Il est d'un jaune éclatant, beau comme l'éclair, comme le son-germe lam quiest en lui (le sat cakra nirupa)
Description (tirée de la bible des chakras de Mercier)
Nombre de pétales : 4 symbolisant les quatre directions et les quatre attributs de l'extase.
Couleur : Des pétales rouges entourant un carré jaune (terre), élément associé au chakra.
Eléphants blancs : Airavata rappelle les instincts animaux chez les hommes. Fort et intelligent, il a cependant des penchants destructeurs, dilemme souvent présent dans le Muladhara.
Trikona : Forme triangulaire représentant l'énergie féminine, Shakti.
Lingam : (phallus) Représente l'énergie masculine de Shiva.
L'énergie Kundalini est représentée comme un serpent lové autours du lingam.
Croissant de lune : Couronne le lingam symbolisant la source divine de toute énergie.
Je vais à présent plus me concentrer sur le chakra sacral pour prendre contact avec ma propre sexualité sacré comme proposé dans ma leçon sur l'archétype de l'Amante. Quelle découverte, qu'elle joie de travailler avec ma sensuelle Maeve ! Le Svadisthana chakra est associé à l'énergie sexuelle et symbolise l'union entre le principe féminin et le principe masculin. Contrairement au Muladhara qui correspond aux organes sexuels, le chakra sacré est l'énergie vitale originale soutenant la pulsion sexuelle.
J'attaque mes sept jours de méditation dès demain, avec une synchronicité parfaite avec mes lunes rouges !
03:34 Publié dans ° Le Tantrisme et la sexualité sacrée° | Lien permanent | Commentaires (11) | Envoyer cette note
09.06.2010
Invocation à Medb

Déesse de la sensualité et de l'amour,
Fleur de velours pourpre, promesse de caresses insensées,
Montre moi la beauté dans les méandres de mon corps,
Apprends moi à la sentir et à la goûter,
Reine voluptée, la plus magnifique des délices,
Toi au près de qui soupirs d'amour la fleur de Lys
Muse éternelle du Poète, Maeve pâle et bonde
montre moi les merveilles de ton monde,
aide de moi à grandir dans la beauté
et m'enivrer à la source de l'Amour,
Blanche Déesse à la chair rose
Aide moi à manifester la volupté que mon désir arrose
Louve grise, haletante de plaisir
Aide moi à manifester mon désir
de la Terre jusqu'au ciel.
Branwen
poème légèrement inspiré de l'invocation de Kathy Larson:
http://www.le-sidh.org/site/article_360.html
10:14 Publié dans °Prières d'encens...Ode à Déa° | Lien permanent | Commentaires (7) | Envoyer cette note
Medb
Ou appelée encore Maeve, Madb, qui signfie "Ivresse", celle qui intoxique.
Alors que j'entame ma leçon sur l'archétype de l'Amante, je pensais retrouver ma sensuelle Shakti, mais c'est Medb quo me fit signe... En parallèle avec mon travail de reflexion sur la façon dont L'Amante se révèle en moi ainsi que la méditation qui s'y attache, j'entame un mois de dévotion pour elle... J'ai hate d'en apprendre plus à son sujet!

Reconnue pour ses long cheveux blond, son tempérament de feu et sa forte volonté, Medb était une guerrière et une ambitieuse. Reine de Connacht qui personnifie la puissance féminine. Elle a revendiqué qu'elle pourrait sexuellement épuiser trente hommes chaque nuit. Comme évidence de sa puissance féminine, les batailles feraient une pause tandis qu'elle était menstruée. Les peuples anciens ont cru cette période était la période ou la puissance d'une femme était a son plus fort. Elle était non seulement un chef puissant, mais également une guerrière , une chasseuse et une cavalière accomplit. Habituellement les animaux, particulièrement les chevaux, sont souvent dépeints avec elle. On dit qu'elle se transforme en louve grise pour défendre son peuples. Je retrouve ici ma Louve, je souris... Pas de coïncidances...
Elle est la déesse de la fertilité de la Terre. Elle est aussi une grande déité de la guerre, grande guerrière et puissante amante, elle apporte la puissance,la force, le contrôle ainsi que le pouvoir. Cette déesse d'une grande force développe aussi la puissance sexuelle. A l'origine, Maeve était une déesse symbolisant la Terre-Mère à laquelle le roi devait s'unir rituellement pour pouvoir régner.
Dans les mythes irlandais, elle est la reine du Tuatha dé Danann et du Sidhe (fée). La reine Mab est sans doute un dérivé de cette reine. Maeve, reine mythique du Connacht, l'une des 4 provinces périphériques de l'Irlande(qui en compte 5, en comptant Mide, la province central.) Son fief était le Sligo. Mythologiquement, elle est la reine du Connact, reine guerrière du cycle d'Ulster, une combinaison de la mère guerrière de la triple déesse. Elle épouse Ailill, mais nul roi ne peut régner sans l'épouser, car elle personnifie la souveraineté.
Association : Maeve est associée à la lune et au cycle menstruel, aussi bien qu'à la beauté féminine. L'amante est une leçon que j'attendais avec impatience, moi qui travail avec beaucoup de plaisir en ce moment sur les Lunes Rouges, le mystère du sang et la sexualité sacrée.On pense que Medb plus tard s'est vu incorporée aux légendes féerique comme la Reine Mab ou Maeve, dont le mari était Oberon. En tant que tels, elle est à égalisé avec Titiana. Cela se resemble, comme Titiana et Oberon sont allés faire la guerre a ceux qui était plus puissant, comme Medb et Ailill l'on fait.
Représentation : elle conduit un chariot, toujours dans la direction du soleil levant. Cette représentation me fait penser à Freyja, autre sublime visage de la Déesse Amante, mais ce n'est pas leur seul point commun. Elle est si belle, que pour un simple mortel, il est dangereux de simplement de la regardé. Elle pourrait courir plus rapidement que les chevaux et elle chevauchait à la tête de son bataillon, par sa présence et sa puissance, elle rendant son armée apparemment invincible. Les soldats ennemis tomberaient par terre, remplit de désir, juste à la vue de cette grande reine. Deux créatures son percher sur l'une et l'autre de ses épaules, un écureuil et un corbeau(raven).
Les femmes celtiques n'étaient pas liées aux de la monogamie même dans le mariage. La Reine Maeve, belle était reconnue pour ses prouesses sexuelles. Elle a eu une horde d'amoureux, la plupart étaient des officiers dans son armée... qui de ce fait lui a assuré la fidélité de ses troupes. Ses guerriers le plus courageux étaient récompenser par des faveurs sexuelles, ainsi ses hommes combattaient dur et courageusement sur le champ de bataille pour avoir une chance d'apprécier les cuisses gracieusement offerte de Maeve.
Elle n'hésitait pas à se faire cajoleuse pour assouvir ses pulsions. Les hommes qui la regardaient, en perdaient toute volonté et devenaient dés plus influençables
La puissance et la liberté de la reine Medb sont révélateurs du statut de la femme dans les sociétés celtiques de l'antiquité, elle incarnait la liberté absolue.
Medb à l'origine est la Terre-Mére au même titre que l'a été Vénus pour les romains dont un des emblèmes reste cette écaille d'ou elle naquit.
Cet artefact placé là, devient alors la coupe du plaisir et reçoit ainsi un autre breuvage, plus suggestif mais qui précède la Création.
Mebd est une invitation au plaisir qui réveille certaines idées érotiques indissociables à toutes natures, mais aussi une incitation à la liberté des femmes.
09:33 Publié dans °Portraits de Déa° | Lien permanent | Commentaires (5) | Envoyer cette note
05.06.2010
Eve et le serpent
Ou la Déesse retrouvée

J'ai été une fervente catholique jusqu'à l'age de mes neuf ans, et aujourd'hui je redécouvre la Bible d'un oeil différent...Il est dit dans la genèse que c'est une femme, Eve, qui commit la faute du péché originel et la fit ensuite commettre à Adam. Nous pouvons retrouver un équivalent grec sous la figure grec de Pandora rendue responsable de tous les maux de la terre en les laissant s'échapper de sa boite. Pourtant, son nom veut dire « dispensatrice de tous les dons » ce qui veut dire la Déesse Mère elle-même...(je m'avance peut être un peu, mais...)
Mais ce qui est le plus révélateur, c'est qu'Eve commet la faute sous l'influence du serpent. Dans la pensée religieuse occidentale, nous avons tout de suite fait du serpent le tentateur, Satan en personne (souvenons nous de ce grand serpent-dragon de l'apocalypse auquel s'oppose l'archange Michel) l'image du mal absolu. Mais cette interprétation ignore l'aspect féminin du Serpent.
William Blake "Eve tempted by the serpent"
Il faut revenir à Delphes, ou une légende raconte comment un Dieu venu du nord que les Grecs nommaient Apollon, combattit et tua un serpent appelé Pythôn. Les habitants du pays abandonnèrent le culte qu'ils vouaient à celle-ci et se consacrèrent à la gloire du Dieu vainqueur. Mais c'est une femme, une prêtresse, la Pythie, qui, sous l'emplacement du temple construit en l'honneur d'Apollon dans une profonde cavité, devint l'interprète du Dieu et la femme essentielle de cet oracle célèbre dans le monde méditerranéen.
La victoire d'apollon sur Pythôn fut alors interprétée comme la substitution d'un culte céleste à un culte tellurique. C'est vrai, mais incomplet : c'est en oublier la féminité du serpent (ou plutôt serpente, comme on peut la retrouver dans le mythe de Mélusine et les traditions concernant la Vouivre) qui est l'animal emblématique de la Déesse terre, la mère primitive des Dieux et des hommes. Cette victoire à Delphes est le symbole du changement : le passage du concept de Déesse Mère à celui e Dieu Père.
C'est en considérant cette féminité du Serpent que l'on peut complètement modifier l'épisode du (soi- disant) péché originel.
Je citerai Jean Markale : « L'interdiction de manger le fruit de l'arbre a été nommé par YHWH, c'est-à-dire le Tétragramme, symbole mystique du Dieu Père. Mais Eve transgresse l'interdit « patriarcal » et écoute le serpent, lui-même figuration symbolique de La Déesse Mère. »
Il s'agit bel et bien d'un retour du culte antique de la Déesse Mère, donc une faute très grave à la religion patriarcale que représente Yahvé. « Le péché originel de la bible peut donc bien être considéré comme le premier acte d'une longue lutte du Dieu père contre la Déesse Mère. » (André de Smet)
Il y eu d'abord l'expulsion d'Eve et d'Adam du paradis, puis la malédiction contre le serpent, contre la Déesse elle-même : le serpent est condamné à ramper . L'inimitié fut jetée entre lui et la femme ; non seulement la femme ne pourra plus honorer la Déesse, mais devra en plus se battre contre elle. S'en suivent les « Tu enfanteras dans la douleur » : ce qui faisait leur gloire sera désormais source de souffrance. Autrefois seule à pouvoir procréer, la femme devient l'esclave de l'homme, et devra lui fournir des fils (la bible ne parle pas de femmes).
Il s'agit là d'un tournant majeur dans l'histoire des mentalités... L'humanité fut pendant des siècles la proie d'une incessante lutte d'influences entre la vision gynécocratique et la vision androcratique.
La genèse en est le témoignage le plus flagrant si l'on tient compte de ce que représente véritablement le Serpent, dit « tentateur ».
C'est en recherchant le "Cantique des cantiques" dans le premier testament, poème sublime de la Bible que je me suis perdue quelque temps dans la Genèse à cet instant où Eve et Adam mangent le fruit de l'arbre défendu... Je me suis alors souvenu de ce chapitre concernant le rapprochement que Jean Markale avait fait entre la Grande Déesse et le serpent...
Et j'ai été emue de retrouver la Déesse entre ses pages... J'avais fait une véritable croix (c'est le cas de le dire!) sur la Bible depuis pas mal d'années et c'est en écoutant le Cantique des cantiques reprit par Alain Bashung et Chloé Mons, morceau dont je suis absolument raide dingue, que je l'ai sortie du fond de la bibliothèque...
Et mes pensées ont vagabondé jusqu'à cette page. Je ne parlerai pas de la crédibilité de la Genèse, mais plutôt de ce ravissant clin d'oeil de la Déesse...
04:35 Publié dans °Mythes et légendes° | Lien permanent | Commentaires (8) | Envoyer cette note
04.06.2010
Cantique des cantiques
Alors que je cherchais des fleurs que j'avais mises à sécher dans une vieille bible, je suis tombé sur le cantique des cantiques de Salomon, extrait de l'ancien testament, et encore une fois, il m'a profondément émue par sa beauté...
Le voici...

Qu'il me baise des baisers de sa bouche! Car ton amour vaut mieux que le vin,
Tes parfums ont une odeur suave; Ton nom est un parfum qui se répand; C'est pourquoi les jeunes filles t'aiment.
Entraîne-moi après toi! Nous courrons! Le roi m'introduit dans ses appartements... Nous nous égaierons, nous nous réjouirons à cause de toi; Nous célébrerons ton amour plus que le vin. C'est avec raison que l'on t'aime.
Je suis noire, mais je suis belle, fille de Jérusalem, Comme les tentes de Kédar, comme les pavillons de Salomon.
Ne prenez pas garde à mon teint noir: C'est le soleil qui m'a brûlée. Les fils de ma mère se sont irrités contre moi, Ils m'ont faite gardienne des vignes. Ma vigne, à moi, je ne l'ai pas gardée.
Dis-moi, ô toi que mon coeur aime, Où tu fais paître tes brebis, Où tu les fais reposer à midi; Car pourquoi serais-je comme une égarée Près des troupeaux de tes compagnons? -
Si tu ne le sais pas, ô la plus belle des femmes, Sors sur les traces des brebis, Et fais paître tes chevreaux Près des demeures des bergers. -
A ma jument qu'on attelle aux chars de Pharaon Je te compare, ô mon amie.
Tes joues sont belles au milieu des colliers, Ton cou est beau au milieu des rangées de perles.
Nous te ferons des colliers d'or, Avec des points d'argent. -
Tandis que le roi est dans son entourage, Mon nard exhale son parfum.
Mon bien-aimé est pour moi un bouquet de myrrhe, Qui repose entre mes seins.
Mon bien-aimé est pour moi une grappe de troëne Des vignes d'En Guédi. -
Que tu es belle, mon amie, que tu es belle! Tes yeux sont des colombes. -
Que tu es beau, mon bien-aimé, que tu es aimable! Notre lit, c'est la verdure. -
Les solives de nos maisons sont des cèdres, Nos lambris sont des cyprès. -
Je suis un narcisse de Saron, Un lis des vallées. -
Comme un lis au milieu des épines, Telle est mon amie parmi les jeunes filles. -
Comme un pommier au milieu des arbres de la forêt, Tel est mon bien-aimé parmi les jeunes hommes. J'ai désiré m'asseoir à son ombre, Et son fruit est doux à mon palais.
Il m'a fait entrer dans la maison du vin; Et la bannière qu'il déploie sur moi, c'est l'amour.
Soutenez-moi avec des gâteaux de raisins, Fortifiez-moi avec des pommes; Car je suis malade d'amour.
Que sa main gauche soit sous ma tête, Et que sa droite m'embrasse! -
Je vous en conjure, filles de Jérusalem, Par les gazelles et les biches des champs, Ne réveillez pas, ne réveillez pas l'amour, Avant qu'elle le veuille. -
C'est la voix de mon bien-aimé! Le voici, il vient, Sautant sur les montagnes, Bondissant sur les collines.
Mon bien-aimé est semblable à la gazelle Ou au faon des biches. Le voici, il est derrière notre mur, Il regarde par la fenêtre, Il regarde par le treillis.
Mon bien-aimé parle et me dit: Lève-toi, mon amie, ma belle, et viens!
Car voici, l'hiver est passé; La pluie a cessé, elle s'en est allée.
Les fleurs paraissent sur la terre, Le temps de chanter est arrivé, Et la voix de la tourterelle se fait entendre dans nos campagnes.
Le figuier embaume ses fruits, Et les vignes en fleur exhalent leur parfum. Lève-toi, mon amie, ma belle, et viens!
Ma colombe, qui te tiens dans les fentes du rocher, Qui te caches dans les parois escarpées, Fais-moi voir ta figure, Fais-moi entendre ta voix; Car ta voix est douce, et ta figure est agréable.
Prenez-nous les renards, Les petits renards qui ravagent les vignes; Car nos vignes sont en fleur.
Mon bien-aimé est à moi, et je suis à lui; Il fait paître son troupeau parmi les lis.
Avant que le jour se rafraîchisse, Et que les ombres fuient, Reviens!... sois semblable, mon bien-aimé, A la gazelle ou au faon des biches, Sur les montagnes qui nous séparent.
Sur ma couche, pendant les nuits, J'ai cherché celui que mon coeur aime; Je l'ai cherché, et je ne l'ai point trouvé...
Je me lèverai, et je ferai le tour de la ville, Dans les rues et sur les places; Je chercherai celui que mon coeur aime... Je l'ai cherché, et je ne l'ai point trouvé.
Les gardes qui font la ronde dans la ville m'ont rencontrée: Avez-vous vu celui que mon coeur aime?
A peine les avais-je passés, Que j'ai trouvé celui que mon coeur aime; Je l'ai saisi, et je ne l'ai point lâché Jusqu'à ce que je l'aie amené dans la maison de ma mère, Dans la chambre de celle qui m'a conçue. -
Je vous en conjure, filles de Jérusalem, Par les gazelles et les biches des champs, Ne réveillez pas, ne réveillez pas l'amour, Avant qu'elle le veuille. -
Qui est celle qui monte du désert, Comme des colonnes de fumée, Au milieu des vapeurs de myrrhe et d'encens Et de tous les aromates des marchands? -
Voici la litière de Salomon, Et autour d'elle soixante vaillants hommes, Des plus vaillants d'Israël.
Tous sont armés de l'épée, Sont exercés au combat; Chacun porte l'épée sur sa hanche, En vue des alarmes nocturnes.
Le roi Salomon s'est fait une litière De bois du Liban.
Il en a fait les colonnes d'argent, Le dossier d'or, Le siège de pourpre; Au milieu est une broderie, oeuvre d'amour Des filles de Jérusalem.
Sortez, filles de Sion, regardez Le roi Salomon, Avec la couronne dont sa mère l'a couronné Le jour de ses fiançailles, Le jour de la joie de son coeur. -
Que tu es belle, mon amie, que tu es belle! Tes yeux sont des colombes, Derrière ton voile. Tes cheveux sont comme un troupeau de chèvres, Suspendues aux flancs de la montagne de Galaad.
Tes dents sont comme un troupeau de brebis tondues, Qui remontent de l'abreuvoir; Toutes portent des jumeaux, Aucune d'elles n'est stérile.
Tes lèvres sont comme un fil cramoisi, Et ta bouche est charmante; Ta joue est comme une moitié de grenade, Derrière ton voile.
Ton cou est comme la tour de David, Bâtie pour être un arsenal; Mille boucliers y sont suspendus, Tous les boucliers des héros.
Tes deux seins sont comme deux faons, Comme les jumeaux d'une gazelle, Qui paissent au milieu des lis.
Avant que le jour se rafraîchisse, Et que les ombres fuient, J'irai à la montagne de la myrrhe Et à la colline de l'encens.
Tu es toute belle, mon amie, Et il n'y a point en toi de défaut.
Viens avec moi du Liban, ma fiancée, Viens avec moi du Liban! Regarde du sommet de l'Amana, Du sommet du Senir et de l'Hermon, Des tanières des lions, Des montagnes des léopards.
Tu me ravis le coeur, ma soeur, ma fiancée, Tu me ravis le coeur par l'un de tes regards, Par l'un des colliers de ton cou.
Que de charmes dans ton amour, ma soeur, ma fiancée! Comme ton amour vaut mieux que le vin, Et combien tes parfums sont plus suaves que tous les aromates!
Tes lèvres distillent le miel, ma fiancée; Il y a sous ta langue du miel et du lait, Et l'odeur de tes vêtements est comme l'odeur du Liban.
Tu es un jardin fermé, ma soeur, ma fiancée, Une source fermée, une fontaine scellée.
Tes jets forment un jardin, où sont des grenadiers, Avec les fruits les plus excellents, Les troënes avec le nard;
Le nard et le safran, le roseau aromatique et le cinnamome, Avec tous les arbres qui donnent l'encens; La myrrhe et l'aloès, Avec tous les principaux aromates;
Une fontaine des jardins, Une source d'eaux vives, Des ruisseaux du Liban.
Lève-toi, aquilon! viens, autan! Soufflez sur mon jardin, et que les parfums s'en exhalent! -Que mon bien-aimé entre dans son jardin, Et qu'il mange de ses fruits excellents! -
J'entre dans mon jardin, ma soeur, ma fiancée; Je cueille ma myrrhe avec mes aromates, Je mange mon rayon de miel avec mon miel, Je bois mon vin avec mon lait... -Mangez, amis, buvez, enivrez-vous d'amour! -
J'étais endormie, mais mon coeur veillait... C'est la voix de mon bien-aimé, qui frappe: -Ouvre-moi, ma soeur, mon amie, Ma colombe, ma parfaite! Car ma tête est couverte de rosée, Mes boucles sont pleines des gouttes de la nuit. -
J'ai ôté ma tunique; comment la remettrais-je? J'ai lavé mes pieds; comment les salirais-je?
Mon bien-aimé a passé la main par la fenêtre, Et mes entrailles se sont émues pour lui.
Je me suis levée pour ouvrir à mon bien-aimé; Et de mes mains a dégoutté la myrrhe, De mes doigts, la myrrhe répandue Sur la poignée du verrou.
J'ai ouvert à mon bien-aimé; Mais mon bien-aimé s'en était allé, il avait disparu. J'étais hors de moi, quand il me parlait. Je l'ai cherché, et je ne l'ai point trouvé; Je l'ai appelé, et il ne m'a point répondu.
Les gardes qui font la ronde dans la ville m'ont rencontrée; Ils m'ont frappée, ils m'ont blessée; Ils m'ont enlevé mon voile, les gardes des murs.
Je vous en conjure, filles de Jérusalem, Si vous trouvez mon bien-aimé, Que lui direz-vous?... Que je suis malade d'amour. -
Qu'a ton bien-aimé de plus qu'un autre, O la plus belle des femmes? Qu'a ton bien-aimé de plus qu'un autre, Pour que tu nous conjures ainsi? -
Mon bien-aimé est blanc et vermeil; Il se distingue entre dix mille.
Sa tête est de l'or pur; Ses boucles sont flottantes, Noires comme le corbeau.
Ses yeux sont comme des colombes au bord des ruisseaux, Se baignant dans le lait, Reposant au sein de l'abondance.
Ses joues sont comme un parterre d'aromates, Une couche de plantes odorantes; Ses lèvres sont des lis, D'où découle la myrrhe.
Ses mains sont des anneaux d'or, Garnis de chrysolithes; Son corps est de l'ivoire poli, Couvert de saphirs;
Ses jambes sont des colonnes de marbre blanc, Posées sur des bases d'or pur. Son aspect est comme le Liban, Distingué comme les cèdres.
Son palais n'est que douceur, Et toute sa personne est pleine de charme. Tel est mon bien-aimé, tel est mon ami, Filles de Jérusalem! -
Où est allé ton bien-aimé, O la plus belle des femmes? De quel côté ton bien-aimé s'est-il dirigé? Nous le chercherons avec toi.
Mon bien-aimé est descendu à son jardin, Au parterre d'aromates, Pour faire paître son troupeau dans les jardins, Et pour cueillir des lis.
Je suis à mon bien-aimé, et mon bien-aimé est à moi; Il fait paître son troupeau parmi les lis. -
Tu es belle, mon amie, comme Thirtsa, Agréable comme Jérusalem, Mais terrible comme des troupes sous leurs bannières.
Détourne de moi tes yeux, car ils me troublent. Tes cheveux sont comme un troupeau de chèvres, Suspendues aux flancs de Galaad.
Tes dents sont comme un troupeau de brebis, Qui remontent de l'abreuvoir; Toutes portent des jumeaux, Aucune d'elles n'est stérile.
Ta joue est comme une moitié de grenade, Derrière ton voile...
Il y a soixante reines, quatre-vingts concubines, Et des jeunes filles sans nombre.
Une seule est ma colombe, ma parfaite; Elle est l'unique de sa mère, La préférée de celle qui lui donna le jour. Les jeunes filles la voient, et la disent heureuse; Les reines et les concubines aussi, et elles la louent. -
Qui est celle qui apparaît comme l'aurore, Belle comme la lune, pure comme le soleil, Mais terrible comme des troupes sous leurs bannières? -
Je suis descendue au jardin des noyers, Pour voir la verdure de la vallée, Pour voir si la vigne pousse, Si les grenadiers fleurissent.
Je ne sais, mais mon désir m'a rendue semblable Aux chars de mon noble peuple. -
Reviens, reviens, Sulamithe! Reviens, reviens, afin que nous te regardions. -Qu'avez-vous à regarder la Sulamithe Comme une danse de deux choeurs?
Que tes pieds sont beaux dans ta chaussure, fille de prince! Les contours de ta hanche sont comme des colliers, Oeuvre des mains d'un artiste.
Ton sein est une coupe arrondie, Où le vin parfumé ne manque pas; Ton corps est un tas de froment, Entouré de lis.
Tes deux seins sont comme deux faons, Comme les jumeaux d'une gazelle.
Ton cou est comme une tour d'ivoire; Tes yeux sont comme les étangs de Hesbon, Près de la porte de Bath Rabbim; Ton nez est comme la tour du Liban, Qui regarde du côté de Damas.
Ta tête est élevée comme le Carmel, Et les cheveux de ta tête sont comme la pourpre; Un roi est enchaîné par des boucles!...
Que tu es belle, que tu es agréable, O mon amour, au milieu des délices!
Ta taille ressemble au palmier, Et tes seins à des grappes.
Je me dis: Je monterai sur le palmier, J'en saisirai les rameaux! Que tes seins soient comme les grappes de la vigne, Le parfum de ton souffle comme celui des pommes,
Et ta bouche comme un vin excellent,... -Qui coule aisément pour mon bien-aimé, Et glisse sur les lèvres de ceux qui s'endorment!
Je suis à mon bien-aimé, Et ses désirs se portent vers moi.
Viens, mon bien-aimé, sortons dans les champs, Demeurons dans les villages!
Dès le matin nous irons aux vignes, Nous verrons si la vigne pousse, si la fleur s'ouvre, Si les grenadiers fleurissent. Là je te donnerai mon amour.
Les mandragores répandent leur parfum, Et nous avons à nos portes tous les meilleurs fruits, Nouveaux et anciens: Mon bien-aimé, je les ai gardés pour toi.
Oh! Que n'es-tu mon frère, Allaité des mamelles de ma mère! Je te rencontrerais dehors, je t'embrasserais, Et l'on ne me mépriserait pas.
Je veux te conduire, t'amener à la maison de ma mère; Tu me donneras tes instructions, Et je te ferai boire du vin parfumé, Du moût de mes grenades.
Que sa main gauche soit sous ma tête, Et que sa droite m'embrasse! -
Je vous en conjure, filles de Jérusalem, Ne réveillez pas, ne réveillez pas l'amour, Avant qu'elle le veuille. -
Qui est celle qui monte du désert, Appuyée sur son bien-aimé? -Je t'ai réveillée sous le pommier; Là ta mère t'a enfantée, C'est là qu'elle t'a enfantée, qu'elle t'a donné le jour. -
Mets-moi comme un sceau sur ton coeur, Comme un sceau sur ton bras; Car l'amour est fort comme la mort, La jalousie est inflexible comme le séjour des morts; Ses ardeurs sont des ardeurs de feu, Une flamme de l'Éternel.
Les grandes eaux ne peuvent éteindre l'amour, Et les fleuves ne le submergeraient pas; Quand un homme offrirait tous les biens de sa maison contre l'amour, Il ne s'attirerait que le mépris.
Nous avons une petite soeur, Qui n'a point encore de mamelles; Que ferons-nous de notre soeur, Le jour où on la recherchera?
Si elle est un mur, Nous bâtirons sur elle des créneaux d'argent; Si elle est une porte, Nous la fermerons avec une planche de cèdre. -
Je suis un mur, Et mes seins sont comme des tours; J'ai été à ses yeux comme celle qui trouve la paix.
Salomon avait une vigne à Baal Hamon; Il remit la vigne à des gardiens; Chacun apportait pour son fruit mille sicles d'argent.
Ma vigne, qui est à moi, je la garde. A toi, Salomon, les mille sicles, Et deux cents à ceux qui gardent le fruit! -
Habitante des jardins! Des amis prêtent l'oreille à ta voix. Daigne me la faire entendre! -
Fuis, mon bien-aimé! Sois semblable à la gazelle ou au faon des biches, Sur les montagnes des aromates!
09:25 Publié dans °Arts° | Lien permanent | Commentaires (4) | Envoyer cette note
03.06.2010
De l'air, enfin....
J'ai embrassé une journée d'été,
ai laissé pour quelques heures ce maudit corset...
Sur le sentier menant au cercle, les fées ont fait voler leur robe de perles entre les feuilles d'Emeraude et de pollen...
Les prés étaient en feu, leurs flammes pétales léchaient ma jupe,
Opiacés de sang, velours pourpre, promesse de caresses insensées...
Nu pied j'ai marché, réveillant en moi le souvenir sauvage...
"Gracieux fils de Pan! Autour de ton front couronné de fleurettes et des baies tes yeux, des boulles précieuses remuent. Tachées de lies brunes, tes joues se creusent. Tes crocs luisent. Ta poitrine ressemble à une cithare, des tintements circulent dans tes bras blonds. Ton coeur bat dans ce ventre où dort le double sexe. Promène moi, la nuit, en mouvant doucement cette cuisse, cette seconde cuisse et cette jambe de gauche." (A.Rimbaud - Antique)
Nu pied j'ai marché, observé en silence le repos de la fée
Eveillée j'ai marché, j'ai voyagé en ton coeur, Mère, divine beauté,
Je ne suis plus enfermée, rivière enfin où je lave les souillures malades de mon âme trop alitée
Terre salvatrice, le sang païen revient!
"C'est le repos éclairé, ni fièvre, ni langueur, sur le lit ou sur le pré" (A.Rimbaud)
Une plume de corbeau sur un tapis de mousse, un rêve éveillé...
01:29 Publié dans °Arts°, °Journal de Branwen° | Lien permanent | Commentaires (7) | Envoyer cette note
02.06.2010
Mon enfant interieur...
Je suis descendu dans la terre le long des racines jusqu'à ma grotte ouverte sur l'océan... Au fond, contre la roche creusée par l'océan et le temps, Je t'ai appelé sans même prononcer ton nom. Tu devais avoir six ou sept ans et tu portais ce petit ensemble blanc que tu aimais tant. Mon cœur s'est serré quand je t'ai vu ramasser des coquillages, puis elle est apparue, derrière toi, belle et toujours élégante, cherchant aussi les fleurs des mers... Ma (ta) grand-mère...
Encore une fois je ne t'appelle pas et tu t'approches, viens jusqu'à moi et me regarde intensément de tes grands yeux d'enfant. Une pointe d'interrogation perce sur ton visage, mais tu ne sembles pourtant nullement surprise de me voire la. Elle ressemble à une petite bohémienne aux cheveux blondis de soleil. Je voudrais lui parler, mais elle repart déjà, et j'ai compris qu'il est inutile de l'appeler. C'est une enfant qu'on n'appelle pas... Je la connais. Elle s'appelle Virginie.
Et c'est moi.
Il faut que j'y retourne, je veux que nous nous aimions...
Je descends dans ma grotte, l'enfant est déjà là, à m'attendre. Sa (ma) grand-mère est là bas au loin, mais ne semble nullement se préoccuper de nous, et ramasse coquillages et étoiles de mer comme elle adorait le faire. Qu'elle drôle de sensation que de se retrouver devant soi même, même si quelques années nous séparent à présent. Je me sens un peu gauche, et un éclair d'amusement se peint sur son visage... Je ne trouve rien d'autre que lui demander comment elle va ; elle me montre alors notre peluche, « Bernie » et me dit que l'eau et le sel dont il est imbibé ne provient pas de l'Océan. Une larme perle au coin de son œil. Je lui propose de m'assoir à ses cotés, et avant même de le faire, je la retrouve dans mes bras, et nous pleurons longuement ensembles, je caresse ses longs cheveux blonds, et malgré toute la tristesse que je ressens, cela me semble salvateur... Je la berce, lui promet de revenir et de partager encore. C'est dur, c'est lourd, je ne peux rester plus longtemps mais ne lui fais pas ressentir. Elle me demande alors de lui apporter un petit cadeau lors de ma prochaine visite, car, dit elle avec un petit sourire, elle en a un pour moi... Je la quitte en lui promettant de revenir vite. Inutile de lui dire « je t'aime », car dans notre regard on peut y lire tout l'amour du monde...
La fois suivante, j'emporte avec moi une petite fiole de se parfum indien à la vanille dont je raffolais tant quand j'étais petite... Elle semble déçue, je lui demande alors pourquoi, et elle me glisse entre deux larmes qu'elle voulait la rose de coton. Je comprends tout de suite, « ta maman te manque... » Et elle fond en larmes à mes pieds. Je la relève doucement, la prend dans mes bras, elle est si menue et si légère, comment peut elle renfermer tant de peine... Je la console, lui promet la rose coton, ce qui semble la rassurer. Je lui demande ce que je peux faire pour l'aider, et d'un accès soudain de rage elle me rétorque « m'aimer ! » Je lui dis alors que je l'aime, mais elle m'assure que c'est faut. « Pourquoi, reprend elle, lorsque tu es si triste et que tu passe des heures à pleurer pour remplir de tes larmes ce vide en toi, tu me maudis d'être si accablée ? Pourquoi me traites-tu avec méchanceté de faible et de sale petite pleurnicharde ? Je souffre, tu souffres, pourquoi le nier ? Est-ce une tare ? Pourquoi souhaites-tu que je disparaisse de ta vie ? »
Je tente alors de lui expliquer que je souhaite tourner cette page de ma vie, elle me coupe la parole est me dit qu'un roman n'en ai plus un sans son prologue. Que je ne serai jamais celle que je suis si elle n'était pas là. C'est un coup de poignard. Je fonds, et cette fois, c'est elle qui me console... Je m'excuse, lui promet de ne plus souhaiter son départ, et pour lui prouver lui explique qu'enfin, j'aime beaucoup de choses chez elle. Oui, car « sans toi, je ne parlerai plus au vent, aux fées, et à toutes ces précieuses choses que tu m'as faite découvrir ». Elle me tend alors sa petite main aux ongles rongés, et j'y découvre une obsidienne noire. « Elle saura te ramener à moi » me dit-elle. Je prends la pierre, elle me tourne déjà le dos... Non ! Ne pars pas ! Pas avant t'avoir prise une dernière fois dans mes bras, pas avant de t'avoir dit que je t'aime... Elle ne pleure plus, me souris, « je savais que tu comprendrais ». Je reviens de cette méditation avec un sentiment merveilleux... Nous allons enfin nous retrouver...
Nous sommes mardi, Alex est partit... Ca sonne à la porte. Le facteur. « Un paquet pour vous mademoiselle, une petite signature s'il vous plait. Un paquet en provenance d'Annecy. Maman.
« Ma chérie, je suis allée faire un tour dans cette petite boutique que nous aimons tant, et j'y ai trouvé cette bague. Je ne sais pour qu'elle raison, j'ai su qu'elle était pour toi. (...) Je n'ai pu me résoudre à ne pas te la prendre... J'espère qu'elle te plaira. (...) »
Une obsidienne noire...
Je retourne vers cette enfant en moi, Je lui apporte la rose, et, je ne comprends pas très bien pourquoi sur l'instant, elle creuse un petit trou dans le sable et l'enterre. Elle vient vers moi et découvre l'obsidienne à mon doigt. « Je ne veux plus te fuir » lui dis-je. Elle hoche la tête. Ni elle ni moi n'avons vraiment envie de parler je crois. Elle vient se pelotonner dans mes bras, je sais qu'elle aime les « papouilles » sur sa petite tête, et la berce jusqu'à ce que nous nous endormions...
Je me réveille quelques heures plus tard devant mon autel, je me sens bien... je caresse l'obsidienne, une chaleur intense émane d'elle...
Plus tard, lors de mes méditations suivantes, elle m'a fait comprendre beaucoup d'autres choses sur nous, mais que je souhaite garder encore pour moi. Toujours est il que lorsque nous nous retrouvons, à l'endroit où elle a enterré la petite rose coton à poussé un mimosa... L'arbre fétiche de mon enfance. Cela semble un peu incongru un mimosa dans une grotte ouverte sur l'océan, mais c'est magnifique de voir ces petites boulles jaunes se mêler aux coquillages et danser avec l'écume... Et il sent tellement bon...
Et je retrouve à chaque voyage chamanique dans ma grotte ce Mimosa, preuve irréfutable que nous nous sommes retrouvées...
14:56 Publié dans °Journal de Branwen°, °Vers Déa° | Lien permanent | Commentaires (7) | Envoyer cette note
29.05.2010
Louve et Branwen

montage photo réalisé Par Branwen
08:34 Publié dans °Arts° | Lien permanent | Commentaires (8) | Envoyer cette note
28.05.2010
Louve
Voila longtemps que je souhaitais consacrer un article à Louve, mon animal de pouvoir... quand j'ai été sollicitée sur le forum "De plumes et de Crocs" ( http://plumes-et-crocs.forumactif.com/forum.htm) pour rédiger sa fiche. J'avais cependant peur de donner un avis qui m'était trop personnel (je suis intimement convaincue que nous vivons chacun notre propre expérience avec nos animaux de pouvoirs quand bien même ils seraient identiques). Je suis donc partie à la recherche de quelque chose de convainquant sur le net, quand je suis tombée sur cet article, écrit par une denommée "Morigane" (tient donc!) qui m'a beaucoup plu et dans lequel je retrouve ma "Louve" et toutes les caractèristiques qui en découlent...

Symbolique du Loup :
De tout temps le loup a été le symbole de la sauvagerie mais aussi de la virilité, alors que sa compagne, la louve était le symbole de la débauche, du désir sexuel et de la fécondité. Du fait qu'il voit la nuit, le loup a été un symbole de lumière, un animal solaire, un héros guerrier voire même un ancêtre mythique chez certains peuples. Par exemple, c'est un loup bleu céleste qui est à l'origine des dynasties chinoise et mongole ( Gengis Khan se prévalait d'être le descendant direct de ce loup ). Les Turcs l'admirent pour son ardeur au combat et sa force, au point qu'un de leurs chefs, Atatük, sera surnommé"le Loup Gris".
Les Chinois et les Japonais le voient et l'invoquent en tant que protecteur, entre autre contre les autres animaux sauvages. Le loup symbolise alors la force mal contrôlée, qui se manifeste avec fureur, et sans discernement.
Dans la mythologie Romaine, la louve qui nourrit Rémus et Romulus n'est pas solaire mais terrienne, voire chtonienne, et elle symbolise la fécondité. Chez certains peuples sibériens, on invoque même le loup pour lutter contre la stérilité féminine. Cet aspect, chtonien et infernal, est resté l'aspect majeur du loup en Europe. On retrouve cet aspect dans le conte du Petit Chaperon Rouge ( où le loup symbolise le séducteur prêt à tout pour séduire une jeune fille et profiter d'elle ), ou dans le mythe du Grand Méchant Loup, qui font apparaître le loup comme un archétype des puissances sataniques. Au Moyen-Âge, on pensait que les sorciers se rendaient au Sabbat le plus souvent sous forme de loup, et que les sorcières y portaient des jarretelles en peau de loup. En Espagne, on croyait même que le loup servait de monture aux sorciers. Tout ceci se rapproche de la croyance dans les loup-garous, croyance répandue en Europe depuis l'Antiquité.
De par son côté carnassier, la gueule du loup est un puissant symbole initiatique, le loup dévorant le novice ( mort ), puis le rejetant une fois initié ( renaissance ). Ce passage dans la gueule du loup symbolise la descente aux enfers, la mort et les ténèbres, et la sortie de cette même gueule symbolise le retour à la vie et à la lumière initiatrice. Le loup est aussi le symbole de la destruction du monde pour qu'il puisse renaître à nouveau, en effet, dans la mythologie nordique, c'est le loup Fenrir qui tuera plusieurs dieux dont Odhinn lors du Crépuscule des Puissances ( Ragnarök ), avant d'engloutir le monde du milieu ( Midgardr ) pendant que ses fils avaleront le soleil et la lune. Ce n'est qu'après cela que le monde pourra renaître. De par cette symbolique initiatique et chtonienne, le loup est comme son cousin le chien, considéré comme un psychopompe et un initiateur. Chez plusieurs peuples, Amérindiens entre autres, le loup est celui qui guide les âmes des morts jusqu'aux Enfers. Chez les Algonquins et les Sioux, il règne même sur le pays des morts, et on retrouve cette association avec les Enfers dans la mythologie grecque, où Hadès porte un manteau en peau de loup.
Le loup est aussi un symbole guerrier fort, puisque le fait d'en voir un avant la bataille signifiait la victoire assurée chez certains peuples de l'Antiquité.
Dans la religion chrétienne, le loup représente les forces diaboliques qui menacent les fidèles comme le loup menace les moutons du berger. Seuls quelques saints ont su apaiser la férocité du loup, tels François d'Assise, Guillaume de Vercelli, ou encore Hervé et Philibert et Jumièges.
Dans la symbolique alchimique, le "loup gris" de laboratoire désigne l'antimoine qui va permettre de purifier l'or : le "loup des métaux" dévorant l'or pour le "racheter".
Enfin, le loup avait un grand prestige chez les anciens peuples européens, et il était un totem chez les Celtes, comme il l'est encore aujourd'hui chez les Amérindiens. Chez eux, il est associé aux montagnes et aux endroits élevés, c'est aussi un enseignant, et un initiateur, un guide du sacré.
Aspects totémiques du Loup :
Ceux qui ont le loup pour totem sont comme lui sensitifs et intuitifs, ils aiment les hauteurs aussi bien physiques que spirituelles. Ils aiment aussi avoir un territoire bien à eux et délimité ( foyer, travail, relation ), et ils n'apprécient pas du tout que l'on y entre sans y avoir été invité. Ils ont aussi une intuition très développée, qui leur permet de savoir immédiatement les pensées et les intentions de quelqu'un, même si elles sont bien cachées. Comme le loup, ils peuvent lire dans le coeur d'une personne en plongeant dans leur regard ( d'ailleurs l'église catholique prescrivait de ne jamais croiser directement le regard d'un loup sous peine de se voir voler son âme ). Ils ont aussi du mal à gérer leurs sentiments : ils se sentent vulnérables s'ils les laissent apparaître au grand jour, et ils dépriment s'ils les refoulent, d'où une difficulté pour eux à prendre des décisions dans ce domaine. Ils doivent donc apprendre à gérer et harmoniser leurs émotions.
Comme leur totem ce sont des chasseurs, mais des chasseurs de philosophie et de spiritualité, ce qui donne un sens à leur vie. Enfin ils savent adoucir et faire passer même les pires nouvelles, ce qui les aide beaucoup auprès des enfants.
Ils sont enclins à la compassion et à la bienveillance, ils sont aussi généreux, artistes, chaleureux, sympathiques et compréhensifs. C'est à cause de cela que l'on se tourne vers eux en cas de problème, car ils peuvent tout comprendre. Le hic c'est que les problèmes qu'on leur soumet les affectent et les "vident", les loups ont en effet tendance à "absorber" les émotions des autres comme une éponge ( ils sont fortement empathes ). Ils doivent donc faire attention à ne pas tomber sur des "vampires psychiques" qui les videraient de leur énergie. Ils doivent faire d'autant plus attention qu'ils prennent souvent leurs décisions plus en fonction de leurs émotions que de leur logique ou de leur instinct, qui les guideraient beaucoup mieux.
Ils doivent aussi se mettre à l'écart de temps en temps afin de se débarrasser des énergies qu'ils ont accumulées au contact des gens, cela leur est nécessaire pour pouvoir continuer à vivre normalement. Ces périodes de solitude nécessaires aux loups peuvent les faire passer pour des êtres peu sociables, mais ce n'est pas le cas. Ils ont besoin de se sentir libres sur tous les plans possibles, et rester libres de leurs choix. Leur amour de la liberté les pousse à tenter d'aider ceux et celles qui sont en difficulté, maltraités ou privés de leur liberté.
Ils donnent aussi l'impression d'être trop crédules à cause de leur désir permanent de faire confiance aux autres. Leur plus gros problème est que la confiance et l'aide qu'ils donnent aux autres n'est pas toujours récompensée. Il leur faut autour d'eux des gens qui leur rendent autant que ce qu'ils donnent, afin qu'ils puissent garder leur souplesse et leurs facultés d'adaptation hors normes.
Les loups sont aussi très sensibles à la critique, surtout si elle porte sur leur travail, et ils peuvent très mal prendre une simple remarque. Ils aiment la beauté qu'elle soit naturelle ou artistique ce qui les amène à apprécier la musique, l'art, la littérature, la poésie, etc.....
Enfin, ce sont des romantiques, qui ont besoin d'aimer et d'être aimé, ainsi que d'avoir des relations intimes épanouies. Ils aiment beaucoup les plaisirs de la chair, ce qui les amène parfois à prendre du poids. Ils sont aussi enclins à utiliser principalement les médecines naturelles, souvent à cause d'allergie ou de mauvaise réaction aux effets secondaires des médicament allopathiques.
Source: http://www.paganguild.org/aubeseptiemelune/grimoire-chamanisme/totem/loup.htm
Je rajoute ici une empreinte de loup faite à "la maison des Loups" à Orlu, au pied des pyrénées... C'est une reserve de loups où j'adore aller et où je me rendais justement lorsque j'ai eu mon accident... Je l'emporte et la garde précieusement avec moi lors de mes voyages chamaniques.
Je pense que la visite de Faucon serait la visite de l'un de mes animaux guides, suite au prochain voyage...
18:30 Publié dans °Femme chamane, la Shamanka° | Lien permanent | Commentaires (3) | Envoyer cette note
Emeraude
Ce matin, alors que fouillais dans mes vieux cartons à le recherche d'un pot d'Aubépine séchées, je suis tomber sur un vieux sac de cuir qui me servait à ramasser pierres, plantes et fleurs lors de mes promenades en Brocéliande. Je regardais à l'intérieur histoire de, sait on jamais, retrouver quelques trésors enfouis, quand soudain je vis un petit éclat au fond du sac...
J'y plongeais ma main et en ressorti ma vieille jarretière que m'avait offert ma maman et sur laquelle elle m'avait cousue une belle émeraude brute. J'étais persuadée de l'avoir perdue, offrande à ma chère terre rouge de Brocéliande... et la voila entre mes mains, intacte, rayonnante et belle...Mis à part le noir, cette couleur "vert emeraude brut' est vraiment la couleur que j'affectionne par dessus tout.
Un peu (pour ne pas dire beaucoup) affaiblie ces derniers jours, j'ai eu cette impression que je ne l'avais pas retouvée par hasard, et que malgré le temps que j'avais passé à la rechercher, le jour était venu... (et ce n'est pas faute d'avoir fouiller et refouiller dans ce fichu sac!)
Fouillant à présent dans mon livre des ombres, je recherchait le petit mot que ma maman m'avait écrit sue cette pierre, et je trouvais ceci: c'est une pierre remarquable qui équilibre l'esprit avec le corps, l'émotionnel avec la raison.
Selon Hildegarde de Bingen, une lithologue de renommée, "l'Emeraude concentre en elle tout le vert de la nature. Appelée "Déesse des pierres précieuses", l'Emeraude vivifie et active la créativité artistique. C'est aussi le symbole d'une certaine innocence, d'une pureté sans naïveté, d'une honnêteté qui n'ignore rien des bassesses du monde."
Ce qui suit est tiré du livre de Michael Gienger conseillé par ma soeur Myesis Saripûtra qui est l'un des meilleurs (à mon goût) sur la Lithothérapie:
"Mythologie: Dans les anciennes civilisations de l'Europe et de l'Inde, l'Emeraude était attribuée à Mercure, messager des Dieux et Dieu des chemins, du sommeil et du rêve, et était pour cette raison considerée comme la pierre de l'inspiration divine.
Sur le plan spirituel: stimule la croissance spirituelle, la clairvoyance et le sens de la beauté, de l'harmonie et de la justice. Rend franc, tendu vers le but, heureux de vivre. Elle favorise l'amitié, l'amour, et l'unité entre les partenaires. Maintient jeune d'esprit.
Sur la plan psychique: aide à surmonter les coups du sort. Rend équilibré et ouvert. Repose et regenère. Incite à vivre intensément et à jouir.
Sur la plan mental:apporte la clarté, rend éveillé et permet de voir loin. Améliore le travail en groupe car elle facilite la compréhension mutuelle.
Sur la plan physique: aiguise la vue et guérrit les sinusites et les inflammations des voix respiratoires supérieures. Fortifie le coeur, stimule le foie, détoxique et atténue les rhumatismes. Renforce le système immunitaire et favorise la guérrison des maladies infectieuses."
Par rapport à mon signe astrologique, le Cancer, Forence Megemont affirme que " pour le cancer, éternel indécis à la démarche hésitante, apprendre par cette pierre a se montrer plus direct, plus fonceur, tout en dissipant les fumées de son imagination qui lui troublent la vue, la stricte réalité au-delà de ses rêves".
Pour ma part, je ne porte l'Emeraude autour de mon cou que depuis ce matin, je ne peux encore rien ajouter à cela, si ce n'est cette impression d'espoir...
Elle me rappelle la pierre des "Sorcières Mayfair" d'Anne Rice, dont chaque héritières est désignée par le don et le port du collier d'Emeraude. Comment oublier aussi la vive Esmeralda de Victor Hugo, danseuse gitane suppliciée à tord dans le magnifique "Notre Dame de Paris" qui la plaça sous la protection de cette même Émeraude...
16:27 Publié dans °Pierres de la Terre° | Lien permanent | Commentaires (3) | Envoyer cette note
27.05.2010
Mouvement Lycan
Voila plusieur temps que ce nom, au travers de rencontres et amis, reste dans un coin de ma tête, sans que je parvienne à l'occulter... J'ai plusieur fois déja voulu les joindre afin de les rencontrer... Mais le temps n'était pas encore venu, ou la pratique seule me suffisait...
Nouvelle étudiante Myesis au sein de l'Ordre du lotus ( http://deesse.feminin-sacre.org/ ) j'en suis venue à constater que mon "apprentissage spirituel" prenait une tout autre tournure en compagnie de mes soeurs, et que partager était tout aussi enrichissant qu'apprendre...
Je les ai donc contacté et dois les rencontrer samedi (si je ne les fais pas fuir dans mon corset plastique!). Ils m'ont bien proposé de les rencontrer ce soir lors de leur rassemblement pour la pleine Lune, mais j'ai rendez vous avec elle en solitaire...
Voici leur présentation tirée de leur Myspace:
http://www.myspace.com/mouvement_lycan

Le Mouvement Lycan est un mouvement mystico-philosophique qui comprend des artistes, des intellectuels et des pratiquants des sciences occultes. C'est un mouvement inspiré du paganisme indo-européen de l'ère pré-chrétienne, notamment de la civilisation celtique, du druidisme et des légendes Irlandaises et Bretonnes : Les Chevaliers de la Table Ronde entre autre...
Les Lycans ont pour objectif communautaire de recréer une micro-société de tradition celtique dont chaque membre serait Lycan. Il y a néanmoins deux valeurs majeures qui seront occultés : la royauté et le christianisme. Les sacrifices seront également proscrits. Chaque grande civilisation a commis des erreurs ; un peuple, une communauté sait évoluer lorsqu'elle sait les reconnaître et les comprendre.
Les Lycans souhaitent propager un message d'intelligence et de connaissance, de force et de plénitude intérieure, de bonheur et de passion, de plaisir et d'amour, de justice et de grandeur. Car l'homme ne vit que pour le bonheur, et ceux qui essaient de vous convaincre du contraire ont intérêt à votre malheur. Il n'y a que dans le bonheur que l'on ne se fait pas avoir.
Les Lycans souhaitent partager leur vision de l'histoire à laquelle ses adversaires favorables à l'obscurantisme (l'église et les loges liés au pouvoir) qualifieront certains chapitres de “lecture révisionniste”.
On perçoit également chez les Lycans des ponts avec le mouvement moderne Wicca : pour les Lycans, ceux qui font offices d'entités sont Keridwen, la Lune Mère et Kernonos le Grand Cornu. Pour les Wiccans : Sélénée, la déesse et Cernunnos le Dieu Cornu.
C'est en réalité le seul point commun avec cette mouvance, et est-ce vraiment un point commun, puisque le mouvement Wicca est une religion, tandis que le Mouvement Lycan ne l'est absolument pas : c'est un folklore et une connexion de toutes sortes de sciences. De plus, la Wicca qui se revendique être un mouvement néo-païen ne l'est en aucun cas, rien ne ressemble dans la Wicca au Celtisme ni même au druidisme. La wicca n'est qu'un copié-collé de la Kabbale, ni plus ni moins. Le pentacle (l'étoile) qu'ils utilisent n'a jamais été utilisé par les druides qui travaillaient en cercle.
Le mouvement est malgré tout proche de la majorité des Wiccans car les Wiccans par leurs structures autonomes (les covens) ont chacun leur propre ligne et beaucoup ne sont pas Gardneriens en tout points mais considèrent Gardner, le père de la Wicca comme un simple “maître à penser”.
Des Légendes Arthuriennes, les Lycans ont souhaité rejeter toute la partie revisitée par le christianisme et revenir aux origines de la légende. En effet, Merlin est un farouche résistant à l'Empire Romain comme dans sa jeunesse, à l'époque où il était lui même le porteur de Kaledfwich (Excalibur, l'épée qui fut forgée par les fées pour rejeter l'Empire chrétien). La fée Morgane n'est pas diabolisée comme dans la version chrétienne, Mordred et Méléagant non plus. Arthur est l'homme d'état qui accepte la domination chrétienne et trahit Merlin et la volonté du “petit peuple” en passant d'Excalibur au “Graal”.
Les Lycans rejettent toute idée de “magie noire”, de manipulation ésotérique. En revanche, ils ne rejettent pas l'esprit de résistance. Pour les Lycans, le Grand Cornu n'est pas le Diable qui n'est qu'une vision chrétienne de l'esprit de la forêt et des animaux. Ils admettent en revanche que des satanistes se sont servit de l'image du Grand Cornu afin de le caricaturer et d'en conserver seulement les mauvais côtés, car il y a du bon et du mauvais dans tout ; la sagesse est simplement de le reconnaître.
Les Lycans souhaitent encourager chacun de ses membres qui ont désir de percer, de réussir, ils auront à leur service le réseau des Lycans. La vocation des Lycans est aussi mécénique : le parrainage est toujours important pour l'homme en quête ; les Lycans ont la mission de retrouver l'ancienne tradition européenne de spiritualité et de médecine et de la diffuser. Les Lycans ont pour ambition de créer une école : l'Ecole des Lycans.
Les Lycans forment une communauté dans le sens naturel du mot, ils pensent qu'un mouvement mystique et philosophique doit avoir pour vocation l'élévation de l'homme, de tous les hommes et pas seulement d'eux-mêmes. Ils ne sont donc pas “communautaires” dans le sens fermé du terme. Ils ont l'ambition d'avoir accès à certains médias dans certaines occasions afin de mettre en valeur leurs adhérents, qu'ils soient artistes, intellectuels ou autre.
Les Lycans sont les enfants de la Lune Mère et du Grand Cornu, ils sont des êtres purs, les Merlins d'aujourd'hui. Ils sont les gardiens de la Terre, ils sont protégés par les fées et le petit peuple, les dragons et les sangliers. Le Lycanisme n'est en aucun cas une religion mais un folklore, car la pratique ésotérique exige la création d'une bulle extraite d'un réel banal afin d'évoluer dans un cadre apte à l'élévation spirituelle.
Le Lycan est un être qui sonde son esprit et s'y introduit, puis se tourne vers la Lune Mère et par fusion avec elle grace à l'élan du Grand Cornu, connaît lors de sa plénitude la métamorphose transcendantale qui mène l'homme à la créature magique, à la jouissance divine et au bonheur absolu.
Le Lycan est l'état d'intermédiaire entre l'homme et les forces de la nature. Il est la prolongation mentale et méta-physique de l'homme. Le Lycan est le symbole de la communion entre l'homme et les forces cosmiques et naturelles.
Les Lycans peuvent avoir des opinions politiques et y être encouragés parfois. Néanmoins le Mouvement Lycan est et tient à rester un mouvement absolument A-politique.
Les Lycans."
Voila une présentation qui ne peut me laisser de marbre! Laissons cette impatience faire danser papillons et étoiles au creux du ventre jusqu'à samedi! A suivre!
17:53 Publié dans °Journal de Branwen° | Lien permanent | Commentaires (10) | Envoyer cette note
Danse Tribal Fusion
Danser, danser, encore et encore, tourbillonner et ne faire qu'une avec la musique...
J'ai connu cela, ayant pratiqué la danse classique pendant plus de quinze ans mais n'ayant pu continuer professionnellement à cause de mon dos. Je continue malgré tout à danser pour moi ainsi que tous les soirs de pleine Lune, c'est le moyen que j'aime le plus pour la mobilisation de l'énergie, et cela fait partie intégrante de moi...
Ne faire qu'une avec la musique, quand le corps devient instrument et illustre chaque notes en mouvements méthodiques...
Et que dire quand cette même méthode vous échappe pour une véritable transe!
Mais ne pouvant continuer à vivre ma passion d'un point de vue professionnel, j'ai baissé les bras. Bien qu'après mes différents voyages en Inde j'ai été fortement attirée par leur danse sacrée, je me suis vite apperçue que c'était une danse qui se pratiquait "à fond", relevant autant de la danse que du théatre... Et comment la pratiquer correctement sans connaître du bous des doigts les mythes hindouistes qu'il faudrait retranscrire sur scène? J'étais cependant prête à essayer, quand une soeur Myesis, Maïa ( http://rouedargent.hautetfort.com/ ) a lancer le sujet à propos de la danse Tribale... Et je suis littéralement tombée sous le charme!

Ce qui m'a plu par dessus tout dans la tribal fusion, c'est ce mélange de touts les styles, le métissage entre les différentes cultures, techniques et approches (sans compter la musique qui à chaque fois est ENORME!) et le mélange encore une fois de l'ancien et du nouveau... cette combinaison de différentes formes de danse, comme les éléments traditionnels et folkloriques que sont la danse orientale, le Bhangra ou même le Flamenco avec des formes de danse plus nouvelle comme le contemporain, le moderne jazz ou encore le hip hop...
Maïa doit se renseigner et me tenir au courant, faut il encore que les médecins me donnent la permission de reprendre la danse... En tous cas toutes mes pensées l'accompagne cet après midi! Et je lui en suis très reconnaissante!
En attendant la suite, voici quelques vidéo trouvée sur youtube, je vous laisse apprécier...
17:23 Publié dans °Journal de Branwen° | Lien permanent | Commentaires (5) | Envoyer cette note
25.05.2010
Prière Druidique à Cernunnos
![dieu[1].jpg](http://treiziemelune.hautetfort.com/media/01/01/2096146118.jpg)
« Grand cerf aux cornes d'or,
Maître de la vie et de la mort
Coureur des landes et des bois
Accepte nos offrandes
Roi de la forêt
Seigneur des chênes des ifs et des bouleaux
Divin hôte de nos halliers
Accorde nous tes bienfaits
Nous sommes fiers d'être tes enfants
Accorde nous tes bienfaits !
Tout comme au chêne et aux sangliers
Ô Maître de la Nature,
Guide tes fils au cœur pur
Vers la clairière qui les attend
Sous les trois rayons d'or du soleil invaincu
Au cœur ultime de la foret
Et accepte les offrandes de leurs mains !
Awen ! »
02:42 Publié dans °Prières d'encens...Ode à Déa° | Lien permanent | Commentaires (4) | Envoyer cette note
23.05.2010
Meditation sur Ur

Cette semaine a été d'expertise médicales en expertise médicale, et je n'ai malheureusement pas pu travailler comme je le souhaitais avec Ur. Quel dommage ! Je me sent si bien avec cette rune !
Lundi, première étape, dormir avec Ur sous l'oreiller : C'est incroyable, mais je pratique le yoga du rêve, et depuis que je travaille avec le futhark, impossible de me souvenir du moindre rêve ! Par contre, comme tous les matins qui vont suivre cette semaine, je vais beaucoup moins souffrir de mes blessures au dos et me lever (bien que peu de temps hélas) avec énergie incommensurable ! Une force physique qui je dois dire me manquait ces derniers temps.
Mardi, je me suis assise dans le jardin en compagnie de Kjøre, mon tambour, et dès les premiers battements, tout est allé très vite. Je crois que c'est la première fois que je pars aussi vite. Lorsque je descends dans le monde d'en bas, je longe les racines de mon arbre, que cette fois, J'ETAIS cette racine, poussant et creusant avec force, volonté et vitesse dans la terre, comme si m'enraciner là, maintenant, était une question de survie. Arrivée dans ma grotte, elle est trop petite et étroite, ses parois m'enveloppent dirait on, les battements de Kjøre deviennent sourds et pourtant omniprésents, tels les battements d'un cœur ; je me sens oppressée et ne souhaite pas continuer la méditation. Je sors de mon voyage avec une sensation bizarre, indéfinissable.
Mercredi, je décide de la porter sur moi toute la journée, et comme j'ai pu à de certain moment oublier Féoh, c'est chose impossible avec Ur. Je dois partir toute la journée en ambulance pour expertise médicale, mais je me sens la force d'affronter (encore !) tout le « personnel médical » qui je dois dire me gonfle sincèrement depuis un mois. Je sens l'énergie de la puissance de Ur, je me sens rassurée, réconfortée à l'idée que je n'ai plus qu'un mois à tenir avec cette ...... de corset plutôt que l'impatience et la mélancolie qui me remplit à chaque visite. Et physiquement, je me sens mieux.
Jeudi, j'ai repris mon tambour, et encore une fois me suis sentie racine ; j'ai dégringolé très vite comme la première fois pour me retrouver cette fois dans ma grotte ouverte sur l'océan, celle que j'ai l'habitude de retrouver, sauf qu'à la place de retrouver pierres et coquillage, un tapis de pierres bleues (on aurait vraiment dit du lapis lazuli) recouvrait le sol, et au fur et à mesure que les vagues venaient mourir sur ce sol, des petites plantes vertes en forme de spirale poussaient à une vitesse vertigineuse entre les veinures du tapis bleu. Le son du tambour à accéléré sans que je m'en rende vraiment compte, je sens Ur dans mon ventre ; on retrouve souvent la coupe comme symbole de la féminité, et je sens Ur comme une coupe, et devient mon Utérus. LA force maternelle. Comme Féoh est l'énergie courante, Ur est comme le réceptacle. La suite est difficile à expliquer, aussi je vais tacher de faire de mon mieux ; je « perd » Ur que je sent couler le long de mes jambes comme un flux menstruel et l'aperçoit comme une brume blanche se rependant dans l'eau, et quand cette brume touche les petites pousses vertes du sol, celles-ci se mettent à fleurir... Ur nous nourrit donc en profondeur et fait de même pour notre Terre Mère avec beaucoup de force. Je sors de cette méditation vraiment chamboulée, je n'étais jamais partie en voyage si rapidement, toutes les perceptions semblaient décuplées... C'est une certitude : Ur est une rune parfaite pour le travail chamanique.
Vendredi, forte encore de la porter contre moi, je ne fais pas de méditation et laisse simplement venir... Mes émotions de la journée sont simples : je me sens forte, dans un mois je revis normalement, j'ai encore l'impression de ressentir mes racines qui m'apporte l'énergie terrestre et me sent malgré tout bien dans mon corps de femme. J'aperçois Ur partout dans les branches, je me sens bien, cette rune me rassure et me conforte, je me sens vraiment fille de la Terre, et en communication avec elle.
Dans la nuit de vendredi à samedi, Ur sous l'oreiller, je rêve de Shiva et de sa Shakti, rêve érotique sous la forme d'une danse sacrée, c'est magnifique d'amour.
Samedi c'est repartit dans l'ambulance, mais Ur ne me quitte pas, Ur ne me quitte plus, j'ai la sensation de ne plus faire qu'une avec cette rune, et que si je la quitte je vais perdre la moitié de moi-même. J'ai l'impression qu'Ur, oui c'est vraiment ça, Ur est mon MOTEUR !
Nous sommes aujourd'hui Dimanche et j'avoue qu' Ur est encore tout contre moi. Je me demande si je ne vais pas me fabriquer un talisman avec cette rune. Avec elle je me sens enfin « équilibrée », saine et forte.
Je n'ai presque pas, non, va pour la vérité, je n'AI PAS DU TOUT envie de quitter Ur, jamais je n'avais développé un lien comme cela avec une rune... J'ai ressentit deux autre petites choses mais que je souhaiterai garder pour moi, car cela est du à une expérience personnelle que je ne souhaite partager, mais je suis formelle sur ce point : Ur me guérit de tous mes maux... et m'aide quant à ma renaissance toute proche !
Mon travail avec cette rune a été tout bonnement magique et pars donc de ce pas me renseigner quant à la fabrication d'un talisman.
J'ai cette sensation qui ne me quitte pas, comme si Ur soufflait à mon oreille qu'elle a encore un million de choses à m'apprendre... Mais cette semaine j'ai manqué incroyablement de temps, et je suis un peu déçue de ne pas avoir été plus loin !
14:41 Publié dans °Runes Cornalines° | Lien permanent | Commentaires (3) | Envoyer cette note
Ur

Ur est associé au buffle sauvage et à ses cornes, symbole du pouvoir brut, de la force et de la virilité. Elle symbolise le dépassement personnel du consultant ou de la consultante, et sa force de motivation.
Spirituellement, elle évoque l'individualité et la recherche personnelle de la vérité et de l'éclaircissement en dehors des voies habituelles ou imposées par la société.
Ur gouverne les influences lointaines. Lorsqu'elle sort, le consultant peut avoir foi et confiance en ses propres possibilités et capacités. Elle indique que le moment est venu d'oser et d'agir.
La corne, associée à Ur, a toujours été un symbole important. Elle évoque l'inviolabilité, l'origine divine et spirituelle opposée au pouvoir temporal. Elle a le sens d'éminence, d'élévation. Son symbolisme est celui de la puissance et du pouvoir. Si la corne de bélier est de caractère solaire, la corne de taureau ou de buffle est de caractère lunaire (le croissant de lune est souvent comparé à une corne). Son symbolisme lunaire la pare de qualités féminines (notions que la Déesse-Mère est souvent associée au taureau). Dans les traditions celtiques, les textes épiques ou mythologiques évoquent à deux ou trois reprises un personnage, Conganches ("peau de corne"), qui est totalement invulnérable, sauf par la plante des pieds. Ici, la corne symbolise, par sa dureté propre, une force défensive, comme le bouclier. Les artistes du Moyen-âge représentaient souvent les héros ou les personnages bibliques avec des cornes. Ceci n'était pas pour indiquer une quelconque nature diabolique. Parfois, Odin est représenté lui aussi avec des cornes, et nous avons vu ses rapports avec Herne le Chasseur et le dieu celtique Cernunnos. Notons à ce propos que certains costumes chamaniques sibériens sont ornés de ramures, le plus souvent en fer, imitant les ramures des cervidés. Dans les religions païennes, les cornes représentaient l'énergie vitale et sexuelle (c'est pourquoi le Diable mythique est cornu, il participe à la fois du symbolisme du bouc et de celui du taureau). Les dieux cornus étaient considérés comme des messagers entre le monde matériel (ou le Milieu du monde, Midgard) et le royaume des dieux. En portant des bois de cervidés, les chamanes symbolisaient le dieu cornu et participaient du même symbolisme en étant le lien entre les hommes (la tribu) et le monde spirituel. Les cornes sont un symbole de régénérescence et de croissance aussi bien physique que spirituelle. Elles présentent un double symbolisme sexuel. Extérieurement, la corne représente le principe actif et masculin par sa forme et sa force de pénétration, le pénis prêt à éjaculer le sperme donnant la vie. Intérieurement, par son ouverture en forme de lyre et de réceptacle, la corne représente le principe passif et féminin, le vagin qui est le réceptacle de la force de vie et le transforme par l'acte de création à l'intérieure de la matrice. En réunissant ces deux principes dans la formation de sa personnalité (c'est-à-dire les parts masculines et féminines de chaque individu), l'être humain, en s'assumant intégralement, parvient à la maturité, à l'équilibre et à l'harmonie intérieure. Ceci n'est pas sans rapport avec l'ambivalence solaire-lunaire évoquée plus haut.
La rune Ur représente donc l'aptitude de l'être éveillé, l'initiale, à s'affirmer dans la vie et à faire bon usage du wyrd ou destin.
Signification divinatoire
Droite: Ur indique le pouvoir primitif, l'énergie essentielle, vitalité et virilité. Présage heureux pour ceux et celles qui cherchent à promouvoir leur carrière ou leur statut social, Ur annonce la bonne fortune te l'avancement dans une carrière ou un projet. L'orgueil est justifié et le consultant peut avoir foi et confiance en ses propres capacités. Le moment est venu d'oser et d'agir. Changement et expansion, courage et initiative.
Renversée : La malchance et les influences négatives contrarient les projets. Il faut réfléchir avant d'agir, car le moment de l'action n'est pas venu. Votre orgueil ou une erreur de jugement pourrait vous causer des ennuis. Il faut toutefois garder confiance car les ennuis devraient être mineurs. Maladie bénigne, contretemps, retard.
Spirituel
Droite : Recherche de l'individualité et de la vérité personnelle pour trouver un éclaircissement, le plus souvent en dehors des voies habituelles ou imposées par la société. L'individualisme et le jugement personnel sont indispensables pour progresser. Ur représente l'aptitude de l'être éveillé à s'affirmer dans la vie et à faire bon usage du wyrd.
Renversée : Le dogmatisme et l'enseignement de masse sont néfastes à la réalisation personnelle de l'individu. Ne pas accepter les prétendues vérités imposées par des groupes dogmatiques (sectes, confréries, églises...), mais au contraire rechercher la vérité personnelle par l'expérience vécue intimement. Risque d'endoctrinement.
Psychologique
Droite : L'être est animé par le pouvoir primitif, l'énergie essentielle. Ur annonce chance et expansion, courage et initiative. Lorsqu'elle sort, le consultant peut avoir foi en ses propres possibilités et capacités. La confiance en soi est de mise et l'orgueil est justifié. Le moment est venu d'oser et d'agir.
Renversée : Il faut réfléchir avant d'agir car le moment n'est pas propice à l'action ou à l'initiative. L'orgueil peut être mauvais conseiller et une erreur de jugement vous ferait commettre une erreur. Il faut toutefois garder confiance car les ennuis ne devraient être que mineur ou passagers.
Synthèse
Droite : Ur symbolise le dépassement personnel du consultant ou de la consultante et avertit que la force de motivation est indispensable à la réussite.
Renversée : Ur met en garde contre la soumission passive qui consiste à déléguer son pouvoir personnel ou son jugement à autrui. L'orgueil n'est pas meilleur conseiller. Tel le roseau, il faut ployer sous la tempête et se faire accommodant sans pour autant renoncer.
Source : ABC des runes, Jean-Paul Ronecker
14:35 Publié dans °Runes Cornalines° | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note









