26.11.2009
°Eve et le Serpent, ou la Déesse retrouvée°
![Titien-1550-Adam_et_Eve[1].jpg](http://treiziemelune.hautetfort.com/media/00/02/544086186.jpg)
Il est dit dans la genèse que c'est une femme, Eve, qui commit la faute du péché originel et la fit ensuite commettre à Adam. Nous pouvons retrouver un équivalent grec sous la figure grec de Pandora rendue responsable de tous les maux de la terre en les laissant s'échapper de sa boite. Pourtant, son nom veut dire « dispensatrice de tous les dons » ce qui veut dire la Déesse Mère elle-même. Mais ce qui est le plus révélateur, c'est qu'Eve commet la faute sous l'influence du serpent. Dans la pensée religieuse occidentale, nous avons tout de suite fait du serpent le tentateur, Satan en personne (souvenons nous de ce grand serpent-dragon de l'apocalypse auquel s'oppose l'archange Michel) l'image du mal absolu. Mais cette interprétation ignore l'aspect féminin du Serpent.
Il faut revenir à Delphes, ou une légende raconte comment un Dieu venu du nord que les Grecs nommaient Apollon, combattit et tua un serpent appelé Pythôn. Les habitants du pays abandonnèrent le culte qu'ils vouaient à celle-ci et se consacrèrent à la gloire di Dieu vainqueur. Mais c'est une femme, une prêtresse, la Pythie, qui, sous l'emplacement du temple construit en l'honneur d'Apollon dans une profonde cavité, devint l'interprète du Dieu et la femme essentielle de cet oracle célèbre dans le monde méditerranéen.
La victoire d'apollon sur Pythôn fut alors interprétée comme la substitution d'un culte céleste à un culte tellurique. C'est vrai, mais incomplet : c'est en oublier la féminité du serpent (ou plutôt serpente, comme on peut la retrouver dans le mythe de Mélusine et les traditions concernant la Vouivre) qui est l'animal emblématique de la Déesse terre, la mère primitive des Dieux et des hommes. Cette victoire à Delphes est le symbole du changement : le passage du concept de Déesse Mère à celui e Dieu Père.
C'est en considérant cette féminité du Serpent que l'on peut complètement modifier l'épisode du (soi- disant) péché originel.
Je citerai Jean Markale : « L'interdiction de manger le fruit de l'arbre a été nommé par YHWH, c'est-à-dire le Tétragramme, symbole mystique du Dieu Père. Mais Eve transgresse l'interdit « patriarcal » et écoute le serpent, lui-même figuration symbolique de La Déesse Mère. »
Il s'agit bel et bien d'un retour du culte antique de la Déesse Mère, donc une faute très grave à la religion patriarcale que représente Yahvé. « Le péché originel de la bible peut donc bien être considéré comme le premier acte d'une longue lutte du Dieu père contre la Déesse Mère. » (André de Smet)
Il y eu d'abord l'expulsion d'Eve et d'Adam du paradis, puis la malédiction contre le serpent, contre la Déesse elle-même : le serpent est condamné à ramper (ne le faisait t'il déjà pas avant ? étrange...). L'inimitié fut jetée entre lui et la femme ; non seulement la femme ne pourra plus honorer la Déesse, mais devra en plus se battre contre elle. S'en suivent les « Tu enfanteras dans la douleur » : ce qui faisait leur gloire sera désormais source de souffrance. Autrefois seule à pouvoir procréer, la femme devient l'esclave de l'homme, et devra lui fournir des fils (la bible ne parle pas de femmes).
Il s'agit là d'un tournant majeur dans l'histoire des mentalités... L'humanité fut pendant des siècles la proie d'une incessante lutte d'influences entre la vision gynécocratique et la vision androcratique.
La genèse en est le témoignage le plus flagrant si l'on tient compte de ce que représente véritablement le Serpent, dit « tentateur ».
01:25 Publié dans °La Déesse° | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note
19.11.2009
°L'If°
Dans des temps reculés, l'If sombre était l'un des seul arbres à feuilles persistantes en Bretagne et Grande Bretagne. Les druides et druidesses croyant tout comme moi à la réincarnation le considèraient comme une emblème naturelle de la vie eternelle. Certaines etudes en Angleterre ont demontré que dans certain cimetières, s'épanouissent des Ifs qui ont jusqu'à 4ooo ans. Un vieu poème Irlandais appelle ces arbres "Patriarche des bois de Perennes", car on les considerait comme les êtres les plus anciens sur Terre.
Les druides et druidesses utilisaient son bois pour se faire leurs baguettes et bâton magique, sur lesquels il gravaient l'alphabet oghamique, ainsi que des runes. C'est le bois que j'ai moi aussi utilisé pour ma baguette.
L'If a une manière étrange de pousser, qui en fait sa particularité et sa réputation de longévité. Les branches redescendent au sol, prennent racines et forment de nouveaux surgeons qui poussent ensuite autours du tronc central (troncs séparés mais cependant connectés!) A la longue, on ne peut plus les distinguer de l'arbre original.
Ainsi,l'If devint symbole de mort et de renaissance, du renouveau qui sort de l'ancien... C'est pour cette raison que j'adore utiliser une part de son bois dans l'encens que je prépare pour Samhain et Yule. (Il sent très bon en fumigation).
J'adore personnellement trouver refuge sous son abri, car bien que pas très haut, ses branches s'étendent parfois a former une véritable caverne protégée de notre monde... En communiant avec lui, en ressentant sa divine énergie, je me sent alors au plus près de la Dèesse.
On dit que:
" De tous les arbres de la verte forêt, Chêne, Sureau, Orme et Prunelier,
l'If seul fait brûler les lampes de paix
Pour ceux qui gisent sans espoir."
02:23 Publié dans °Arbres sacrés° | Lien permanent | Commentaires (3) | Envoyer cette note
°Les sept soeurs°
C'est en novembre qu'apparait ma constellation préférée, un groupe de sept petites étoiles: la constellation du Taureau, Les pléiades.
En Irlande, on les appelle "an teidin", qui signifie le petit troupeau. En Ecosse, "Grioglachan", de "griogag": perle ou cristal.
Dans la communauté gaélophone du Cap Breton, au Canada, on les appelait les sept filles de l'océan. On raconte qu'Elles arrivèrent un beau jour sur le rivage de l'Océan et tombèrent éperdument amoureuses des sept fils d'un grand chef. Comme aucun de ses hommes ne leurs rendît cet amour, elles moururent sur l'écume. Une par une.
Leur esprit monta alors au ciel, et depuis on les voit chaque soir d'hiver, blotties les unes contre les autres dans leur chagrin...
![pleiades[1].jpg](http://treiziemelune.hautetfort.com/media/02/00/2077113912.2.jpg)
01:39 Publié dans Blog | Lien permanent | Commentaires (4) | Envoyer cette note
18.11.2009
°Prêtresse°
Il n'existe pas de privilège plus élevé pour une femme que de comprendre son rôle, pas seulement social, mais surtout spirituel, et de s'atteler à sa quête avec la ferme intention de ne pas y renoncer. « Le véritable progrès dans l'ascèse spirituelle est déterminé par la sincérité et l'intensité de l'aspiration. » Ma Ananda Mai.
![hygeiaklimtfu3[1].jpg](http://treiziemelune.hautetfort.com/media/00/02/1718016991.jpg)
Et j'aspire ardemment à devenir prêtresse. Je veux le vivre, le respirer et y dédier ma vie. Au niveau spirituel, je pense qu'elle est en perpétuelle formation, toujours en éveil quant aux messages de la Déesse et munie d'une soif d'apprendre incommensurable. Cela demande une certaine discipline en passant par le don de soi afin d'aider les autres, être à l'écoute et venir en aide à tous les être vivants en commençant par préserver notre planète. Faire le bien autour de soi, être à l'écoute des femmes, c'est mettre en pratique les paroles de la Déesse et propager son amour infini. Pour cela, il faut commencer par bien se connaitre et faire face à sa vraie nature. Consciente de l'ordre des choses, la prêtresse essaie de garder l'équilibre autours d'elle, dans sa vie ainsi que dans sa pratique spirituelle. Elle doit être responsable, honnête avec les autres et avec elle-même. Le chemin de la prêtrise est un engagement solennel, qui ne doit pas être pris à la légère. Le corps de la prêtresse est le temple de la Déesse, de sa voix et de ces gestes. Elle doit donc être un modèle. Je ne dis pas que je serai parfaite et irréprochable, mais je tâcherai toujours d'agir pour le mieux et au meilleure de mes connaissances. Bien jouer son rôle d'étudiante à la prêtrise c'est, je cite, « participer au grand rituel cosmique qui distribue le sacrement du don divin. » Elisabeth Warnon.
La prêtresse est connectée à son pouvoir de femme, prend connaissance de son cycle et a conscience de la vie au-delà du visible, de la divinité en elle et dans la Terre. Elle est intuitive et équilibrée. Ce pouvoir n'est bien sur pas utilisé pour avoir l'ascendant sur les autres, mais pour accéder à sa source intérieur, afin de rentrer en contact avec les divinités et les esprits, pour aider ses semblables et pour enfin être à l'écoute des exigences de ses fonctions.
Devenir prêtresse demande une grande implication, La voix de la prêtrise est un véritable don de soi, aux autres et à la Déesse, et je m'appliquerai donc à donner le meilleur de moi-même continuellement et en chaque situation.
11:03 Publié dans Blog | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note
14.11.2009
°Dead can Dance°
Que ce soit lors de Sabbats, D'Esbats, ou à n'importe quel moment, à l'intérieur ou à l'exterieur du cercle, chez moi ou en pleine forêt, la danse fait partie intégrante de ma vie. Elle permet au corps de s''activer, de dégager de l'énergie, de la concenter et de la liberer. Par le biais de la danse, je peux ainsi plus facilement rentrer en transe, atteindre un état modifié de conscience impliquant par exemple un dédoublement, une division corps/esprit. La danse est un moyen puissant pour élever l'energie.
Elle me permet aussi d'integrer, lorsque c'est possible, la musique que j'aime sur les pas de la Déesse; j'en viens au but de cette note. Voila plus de 1o ans que ma route à croisé celle du groupe "Dead can Dance". Evoluant de la cold wave originelle vers des musiques d'inspirations lithurgiques et médiévales, aux sonorités incantatoires voire carrément magiques, ils n'hésitent pas à visiter un registre plus folklorique aux emprunts nord africains ou asiatiques. Je crois que la voix de Lisa Gerrard est sans aucun doute la plus belle voix qu'il m'est été donné d'entendre un jour. Ses chants offrent du pures méloppées incantatoires, éthérées ou tribales de chants sacrés.
![Serpent_egg_-_dead_can_dance_-_front[1].jpg](http://treiziemelune.hautetfort.com/media/01/01/1120317052.jpg)
Dead can dance est un groupe mystique, qui m'a lentement accompagné sur le chemin de la transe hypnotique par l'intermédiaire de la danse ou de l'écoute, tout simplement. Voici leur discographie:
- Dead Can Dance
- Spleen and Ideal
- Within the Realm of a Dying Sun
- The Serpent's Egg
- Aion
- Into the Labyrinth
- Toward the Within
- Spiritchaser
![oglly2vt[1].jpg](http://treiziemelune.hautetfort.com/media/00/02/77430995.jpg)
14:55 Publié dans Musique | Lien permanent | Commentaires (1) | Envoyer cette note
°Ah... ces bouquinistes!!!°
Et bien voila, aujourd'hui j'ai encore craqué... A peine passé la porte de ce bouquiniste que je me perdais au fond de la boutique...et tombais sur un veritable tresor... "le Satanisme et la magie" de Jules Bois. Je passerai sur le prix qu'il m'a couté, tout en sachant que c'est une édition originale de 1895... Un bijoux! Quand on aime...
A peine sortie, je me suis refugié dans un café pour en lire quelques pages, dont voici un extrait:
(...)Mais les conciles conspuèrent les Madeleines et les Maries; on les chassa de l'autel, on leur defendit de consacrer, d'adopter Dieu dans l'hostie, elles qui le livrent au boud de leurs lèvres, jailli de leur grand coeur. Elles ne purent même plus être les enfants du sacrifice, les servantes du sanctuaire; on les refoula dans la foule, les laissant le seul attrait d'être humiliées, la seule force d'obéir.
La haine du sacerdose grandit et les grandit. Elles (les femmes) deviennent le Diable: débiles, timorées, vaillantes à des heures exeptionnelles, sanglantes sans cesse, lacrymantes, caressantes, avec des bras qui ignorent les loies, des pitiés qui rompent les châtiments, des instins qui raillent la majestueuse et dogmatique bêtise. Fi! Fi! Elles ne valent rien, elles sont faites d'une côte, d'un os courbe, d'une dissimulation rentrée, d'une lâcheté qui communie avec la nature, cette maudite-d'une intrépidité qui brave tous les pouvoirs. Elles baisent le serpant qui leur enseigne l'art de s'enfouir, puis de saillir tout à coup dardantes et sifflantes. La femme est le péché du premier soir, elle corrompt l'amant, l'époux, l'homme qui cependant est son père. Horreur des cultes mâles: l'homme le premier, l'homme unique, l'homme, une statue d'argile où souffle un Daimon magnétiseur, L'Homme qui n'a pas été l'Enfant! L'Adam biblique n'est pas un être, il est un monstre artificiel, non un homme, mais un "Homunculus". Il n'y a pas d'homme sans la mère, sans la femme. Notre père le plus lointain sort de la boue marine, selon les naturalistes; et les naturalistes ont cette fois presque raison; car la boue, c'est la matrice, c'est la molle passivité, la creuse origine où dort le germe, le germe qui avant de féconder les entrailles en sort. Mais elle est si bonne cette source de toutes les existences, qu'elle permet qu'on la blasphème. Au défi de toute religion profonde, de toute science calme, sa puissance est niée, sa douceur soupçonnée de traîtrise, son pardon inépuisable qualifié de revolte, sa charité appelée peché et damanation.
L'ardente et dédaigneuse Circée experte aux rites de Proserpine, la brutale Médée, qui cueuille aux heures harmonieuses avec les étoiles, des simples qui effraient tant ils se nourrissent de douleur et tant ils ruissellent de poison, Canidie qui boit les entrailles fumantes des petits, toutes les thessaliennes-le paganisme les enveloppait dans je ne sais quoi de sacré en les proclamant prêtresse d'hécate et de Cottyto. Temple souterrain, mais temple cependant. Elles embrouillent de perfides écheveaux, fils d'Ariane qui, au lieu de conduire, égarent; elles envoutent, virevoltent poétiquement, cuisinent des potion abominables, titurent des os de morts, égorgent aussi... Nulle d'entre leurs victimes n'oseraient porter sur elles une main vengeresse, et les apostrophes d'Horace contre la Sorcière sorcière s'agenouille bien vite en supplications. Elles symbolisent l'instinct-Dieu, tel que le christianisme l'abolie dans le cloitre, le combat partout. Elles sont fatales, belles, -même lorsqu'elles sont laides!-divines surtout si elles sont infernales. Elles recèlent le mystère, gardent l'Hâdés, apprivoise le Cerbère, conduisent chez les morts; on les dirait ces decriées, plus sacerdotales que les autres, car seules elles approchent les Mânes, elles ont le droit de faire mourir, ô terreur! elles ont le pouvoir de faire revivre, ô douceur! Elles sont incomparables. (...) La triple et noire Hécate, la veuve qui parcourt le ciel, les tient pour ses filles bien aimées, Hécate, souple aux évocation de celles et de ceux comme elle délaissés et désespérants, veufs de cette lumière personnelle, solaire, la joie.
Ces atroces prêtresses, le peuple à l'impitoyable bon sens les condamne si peu, qu'elles deviennent les Fées, les enchanteresses, ces puissances des éléments qui apportent à toutes destinées, même étroites et positives, leur rayonnement mystique, un baptême surnaturel de nature passionnée. Elles tremplissent les légendes, elles remplissent aussi les clairières et les imaginations; elles sont les Vivianes qui donnent la paix, le sommeil de plusieurs sciècles dans le palais de cristal; les Mélusines bienfaisantes dont le corps finit toujours en serpent (c'est ce terrible catholicisme qui veut cette anomalie: la femme même bonne, toujours maudite.)
(...) Le peuple têtu ne cessa point d'esperer en la femme, lees poètes aussi, ces frivoles joueurs de viole, plus sérieux qu'on ne croit-et qui, trouvères ou troubadours, préparèrent sa divinité, en lui faisant avec une rose son oréole. Ah! le sacerdoce y met ordre bien vite. Il flaire l'heresie, pressent Manès avec ses croyances au Dieu double. " La femme c'est le mal, c'est la passion, le trouble, la mère des herésie, la sorcière et le sabbat, -c'est Satan. Et la guerre commence, effénée...
(...)J'ai parcouru Paris en quête des petites religions qu'il renferme, je l'ai trouvé partout la sectaire levant le front indomptable. Les femmes mennent le mysticisme, non plus cette fois secrètement, mais au grand jour. L'élan est donné.(...) Si tu te purifies, soeur du Christ, antique sorcière régénérée par la douleur, Vierge Marie ou Isis, impératrice du coeur, prêtresse de la grande Déesse et non de Satan parceque femme, quel téméraire ne reconnaîtra pas ta douce et lucide puissance?
Extaits de "Satanisme et la Magie" de Jules Bois (1895)
Je n'ai malheureusement pas le temps d'en écrire plus ce soir, mais je le conseille vivement à toutes celles et ceux qui souhaitent en apprendre davantage sur l'amalgame qu'on a pu avoir à l'époque entre le Dieu Cornu et Satan, ainsi que la confusion entre les femmes, sorcières, prêtresses de Satan ou prêtresses de la Déesse.
01:36 Publié dans Blog | Lien permanent | Commentaires (1) | Envoyer cette note
08.11.2009
°Prêtresse°
Je n'arrive pas à trouver le sommeil...
Mes leçons sont on ne peut plus interressantes, m'ouvrent à de nouvelles perspectives. Je sais que la route sera difficile et longue; peut être pas sans douleur. Il faut certainement en passer par là pour une meilleure compréhension et atteindre une certaine connaissance. Certains de mes points de vue sont remis en question, des portes se referment alors que de nouvelles s'ouvrent.
Je n'ai choisis pas cette voie avec légèreté, elle fait partie intégrante de moi depuis mes premiers pas vers la Déesse.
![Hecate_art[1].jpg](http://treiziemelune.hautetfort.com/media/00/00/1301515477.jpg)
Déesse, puissante Mère de tous
je viens à toi le coeur embrasé de ton Amour
qui brûle avec ta sagesse,
ô toi qui t'appelles Morrigan, Hécate, Cerridwen, Ishtar ou Isis,
Viens vers moi sur un rayon de Lune d'argent
Apparais dans un rêve ou un murmure
et dis moi comment je peux le mieux te servir...
04:11 Publié dans Blog | Lien permanent | Commentaires (1) | Envoyer cette note
07.11.2009
°1ere Leçon°
Je viens enfin d'acceder aux première leçons de l'Ordre du Lotus. Je n'ai malheureusement pas eu le temps de m'y plonger, ce sera chose faite après ces quelques mots... Longtemps j'ai cru que je me réaliserai sur le chemin de la Déesse seule, en continuant mes longues disscutions avec Annie, dame blanche de Brocéliande. Je n'avais jusqu'à ce jour rencontré personne pour m'initier à la prêtrise, tout en sachant que c'était ce chemin que je voulais suivre. Il m'est arrivé d'y croire, pour finalement être deçue, nous ne partagions tout simplement pas les mêmes idées... Mais il en va differement avec l'Ordre du Lotus... Je remercie la Grande Déesse, mes prières n'ont pas été vaines...
20:22 Publié dans Blog | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note
°Andy Julia°
Je tenais à vous présenter un artiste et ami, Andy Julia, photographe sur Paris depuis quelques années.
Son désir est de créer une harmonie entre l'esthetique des temps passés et le monde contemporain; il en résulte une mélancolie sublime. La femme y est sublimemnt representée, dans tout son mystère et sa beauté.
Voici ses deux premiers livres:
![idealFRONT[1].jpg](http://treiziemelune.hautetfort.com/media/01/00/1121739588.jpg)
N'hesitez surtout pas à aller voir son site...18:13 Publié dans °LivreS° | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note
05.11.2009
°Abbaye de Hautecombes°
Quelques photos prises cet après midi à L'Abbaye de Hautecombes (74). Les photos étant interdites à l'intérieur, je n'es malheureusement pas pu laisser s'envoler les flashs... Mais c'est déja ça!
17:39 Publié dans °Envolées photographiques° | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note
°Je ne suis plus seule...°
Des jours que la pluie ne cesse... Elle a finit par balayer le reste de feu sur les arbres et s'écoule à n'en plus finir en fins rubans d'argents. Et malgré tout, le soleil est venu m'inonder en pleine nuit, m'ouvrir à un avenir de connaissances quant au culte de la Déesse: je venais de recevoir un mail d'admission à l'école de l'Ordre du Lotus. (novice sur la toile, je tacherai à l'avenir d'apprendre un mettre un lien!)
Les mots me manquent pour dire ô combien je suis heureuse d'être reconnue parmi mes soeurs... J'éprouvais un tel désir d'apprendre et de partager, et il existait peu d'antidotes à cette brûlante aspiration...
Puissais je être digne de leur enseignement...
Mes paupières sont lourdes, mon travail est harrassant et je suis rentrée tard dans la nuit; mais je me sent prête... prête et heureuse devant ce nouveau chemin qui s'ouvre à moi. Et si impatiente!!!
Une pensée pour ma douce petite grand mère Jacqueline qui repose aujourd'hui dans l'autre Monde et sans qui la femme que je suis n'existerait pas... Merci encore d'avoir guidé mes pas sur les sentiers de Brocéliande et de la Déesse...
Namasté!
05:17 Publié dans Blog | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note
04.11.2009
° "Femmes qui courent avec les loups" de Clarissa Pinkola Estés
J'ai longuement aspiré, depuis toujours je crois, à retrouver le femme sauvage qui vivait en moi. Petite déja, je recouvrais mon visage de cette chère terre de Brocéliande et devenais ainsi louve noire... Son ombre ne m'a plus jamais quitté, elle se profilait desormais derrière moi, ou que je sois... et puis un jour, ma maman m'a offert ce livre... "à ma Loba à moi..."
Je le conseille vivement à toutes celles qui souhaitent retrouver leur vie instinctive, leur savoir le plus profond, leur âme sauvage, afin de s'épanouir librement et naturellement. "Femmes qui courent avec les loups" est un PUR CHEF D'OEUVRE...
![26229-gf[1].jpg](http://treiziemelune.hautetfort.com/media/02/00/1876962619.jpg)
4ème de couverture: Chaque femme porte en elle une force naturelle, instinctive, riche de dons créateurs et d'un savoir immémorial. Mais la société et la culture ont trop souvent muselé cette "femme sauvage", afin de la faire rentrer dans le moule réducteur des rôles assignés. Psychanalyste et conteuse, fascinée par les mythes et les légendes, auteur également du "jardinier de l'Eden", Clarissa Pinkola Estes nous propose de retrouver cette part enfouie, pleine de vitalité et de generosité, vibrante et donneuse de vie. A travers les fouilles "psycho-archéologiques" des ruines de l'inconscient féminin, en faisait appel aux traditions et aux représentations les plus divers, de la Vierge Marie à Venus, de Barbe Bleue à la petite marchande d'allumettes, elle ouvre la route et démontre qu'il ne tient qu'à chacune de retrouver en elle la femme sauvage.
Ce livre exceptionnel est destiné à faire date dans l'évolution contemporaine de l'identité feminine.
14:32 Publié dans °LivreS° | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note
03.11.2009
° "La grande Déesse" par Jean Markale
![240983179[1].jpg](http://treiziemelune.hautetfort.com/media/01/00/727755663.jpg)
Les préhistoriens s'accordent pour dire que, dans une longue période s'étageanr du paléolithique au mégalithique, les peuples d'europe et du Moyen Orient adoraient une grande déesse primordiale: des gravures sur pierre et des sclptures innombrables la représentant ont été retrouvées sur des sites archéologiques indéniablement cultuels.
Par son exploration des zones d'ombre de cette épopée multimillénaire, Jean Markale nous convie à faire connaissance avec cette dame divine, déesse de fécondité et de renouveau. Passant en revue les sanctuaires et les sies présumés, il nous explique ces cultes où la féminité essentielle se retrouvait vénérée et nous en montre les prolongement à travers l'Age de Bronze, l'Antiquité, le Moyen Age chrétien, et jusqu'à nos jours.
Remplacée dans le christianisme par Notre Dame, la mère du Christ, l'image de la grande Déesse continue de nous parler dans ce livre, passionnantes fresques de rituels religieux qui, même s'ils changent de noms et de formes, vénèrent toujours l'eternel féminin et sa puissance créatrice.
20:44 Publié dans °LivreS° | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note
° "La magie de la femme Celte" par Manon B.Dufour °
![9782890746701[1].jpg](http://treiziemelune.hautetfort.com/media/01/01/9894358.jpg)
Mythe, legende ou réalité... Les druidesses ont elles existé? Depuis la christanisation des celtes, on a qualifié certaines des femmes du peuple de prêtresses, prophétesses, déesses, guerrières, initiatrices sexuelles, magiciennes et sorcières. Jamais, dans les textes anciens tansmis par les romains d'abord et les prêtres chrétiens ensuite, on leur reconnait un rôle sacerdotal; on l'attribue d'emblée aux représentant du sexe masculin.
Marion B.Dufour, rejoignant les rangs de quelques specialistes de la question celtique comme Markale, Le Roux, Guyonvarc'h, prend position et affirme que les druidesses ont bel et bien existé. Grâce à des propos étoffés, résultat de longues et serieuses recherches sur cette culture dont je tire mes racines, l'auteur apporte un nouvel eclairage sur le caractère sacré que revêtait la femme pour cette civilisation. Elle explore, fouille, analyse la mythologie et les recits de vision avec un oeil de detective, dépouillant de leur poussière judéo-chrétienne certaines figures mythiques qui ont marqué mon imaginaire: Viviane te Morgane, prêtresses de l'ile d'Avalon, ainsi que Guenièvre, célèbres personnages de la légende du roi Arthur, qui nous renvoient aux notions de spiritualité, de sexualité et de fécondité essentielles et indissociables, à la mentalité des celtes.
Ce regard neuf, féminin sans pour autant être feministe, nous ouvre des horizons insoupçonnés sur cette civilisation ancienne, au sein duquel les femmes jouissaient d'un statut social privilègié et n('étaient pas relèguées au second rang. Ironiquement, l'Occidentale d'aujourd'hui doit se battre pour tenter de recupérer les mêmes droits.... Voilà une belle leçon d'histoire...
20:07 Publié dans °LivreS° | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note
°Prière à Morrigan°
![2760193-4-the-morrigan-the-dark-mother[1].jpg](http://treiziemelune.hautetfort.com/media/01/01/187521119.jpg)
Ô Toi, la mère de toutes les femmes
Mère des dieux
Déesse des déesses
Dame de vie au souffle parfumé
L'Unique et toutes les femmes
Morgane
Nous t'adorons et nous te rendons grâce.
Soleil de nos jours et de nos nuits
Lumière entre toutes les lumières
Nous t'adorons et nous te rendons ton souffle
Ô Toi, l'Unique et toutes les femmes.
Notre mère éternelle
Notre Dame et notre reine
Grande Dame et grande reine
Cour de nos prêtresses
Nous t'adorons et nous te rendons ta flamme
Protectrice de nos enfants
Gardienne de nos vies
Chant de nos espoirs
Nous t'adorons et nous te rendons ton amitié
Harpe du vent
Sourire du printemps
Parfum d'automne
Majesté des Mers
Féconde de tout ce qui Est
Nous t'adorons et nous te rendons gloire.
Ô Gardienne de nos âmes,
Matrice e tout Esprit
Toi qui Es en nous, nous qui sommes en Toi
Nous t'adorons et nous te rendons justice.
Awen !
17:41 Publié dans °PrièreS° | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note
° "Drogues et plantes magiques" par Jean Marie Pelt °
![9782213012377-G[1].jpg](http://treiziemelune.hautetfort.com/media/00/01/1451248215.jpg)
De tout temps, mages et sorciers ont fondés leur puissance sur les mystérieux pouvoirs des herbes: plantes redoutables et redoutées aux milles sortilèges, plantes sacrées des cultes primitifs, plantes hallucinogènes pouvoyeuses de rêves et d'évasion. A vec une rigueur scientifique qui n'exclut ni l'humour, ni la poésie, ni l'anecdote, l'auteur va de la Mandragore aux Amanites, du Peyotl au très toxique Datura, sans négliger les "aphrodisiaques" africains, les onguents des sorcières d'antant, l'ergot de seigle des grandes peurs médiévales.
Vous retrouverez ici toutes les qualités d'un auteur qui sait concilier la rigueur du scientifique, l'audace du phylosophe et l'ardeur de l'homme d'action. (Jean Marie Pelt estProfesseur de biologie végétales et de pharmacognosie à l'université de metz, président de l'institut européen d'écologie)
17:28 Publié dans °LivreS° | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note
° "Vivre la tradition Celtique au fil des saisons" ° par Mara Freeman
![027hgxwi[1].jpg](http://treiziemelune.hautetfort.com/media/01/00/364706108.jpg)
Ce livre est conçu comme un almanach, mois par mois, Mara Freeman ravive l'ésprit celtique, décrivant les fêtes celtiques qui sont pour la plupart à l'origine des fêtes chrétiennes.
Présentant des contes, des légendes, des chroniques- dont de très poétiques extraits sont cités-on trouvera aussi des recettes pour des plats traditionnels selon les saisons, le tout ponctué de très belles poèsies antiques ou plus récentes, mais toujours dans l'ésprit du monde celte.
L'auteur propose une méditation permettent d'accede à l'autre monde qui est entrelacé avec le notre. Les esprits, les fées, les Dieux, sont présents-il suffit de traverser la brume qui nous isole de ce monde "numineux" (cet autre monde) pour participer à sa splendeur et en recevoir les effets curatifs.
Mara Freeman, archidruidesse du clan druidique de Dana et fondatrice du centre de Chalice, celtisante et pratiquante se donne pour mission de faire découvrir ou redécouvrir le monde céltique, mois par mois, fêtes par fêtes, les bénédictons traditionnelles, sciences anciennes et méditation et nous invite à vivre en Harmonie avec le monde naturel qu'elle considère comme sacré.
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"La Déesse Sauvage" par Joelle de Gravelaine
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D'Isis à Déméter, en passant par Ishtar, Cybèle, Aphrodite, Hécate, Athéna, Lilith... et bein d'autres, il existe d'innombrables fugures féminines toutes puissantes: les Déesses mères, déesses de fertilité et de fécondité, qui ont marqué l'évolution même de la route de notre histoire et, en particulier, celle du rapport entre hommes et femmes.
Notre culture judéo-chretienne et hellenique fait apparaitre une "denaturatin" de cette déesse de la nature. Or, à l'origine, cette déesse des montagnes, des fauves et des bêtes sauvages incarne une formidable puissance primitive, libre et barbare, fondée sur la loie des cycles vie-mort-renaissance. Les récits cosmogoniques nous renoient à eux, ainsi qu'à des histoires de jumeaux divins, d'androgynes, d'hermaphrodites et de serpents, toutes liées à la Déesse mère.
La Déesse est sauvage. La Déesse est eternelle. Elle seule connait à la fois le passé, le present et l'avenir. Elle nous crie qu'il faut faire cinfiance à notre instinct de vie, fuir l'abstraction qui nous coupe de la réalité et de l'amour, que nous devons jouir de la vie pour jouir d'une bonne mort.
Fidèle à son esprit et à son message, J. de Gravelaine remonte ici le fil des mythes et des symboles transculturels pour nous rstituer intacts, dans un style alerte et vif qui donne à cette étude audacieuse une saveur de récit et des éffluves de malice, tout en nous offrant des perspectives délibérément novatrices.
Cet ouvrage à reçu le prix "Phylososphies et traditions" - Pélican d'Or 1993
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Le vent fait rage...
Bientôt la pluie tombera et emportera avec elle le tapis de feuilles mortes qui s'écoule devant ma porte... et avec elle les reflets d'argent et d'or qu'elle éveillera à l'aube. J'attends...
Peut être serais je moins seule demain dans ma quête mystique sur l'étude et les enseignements de la Déesse, peut être serais je enfin demain reconnue par mes soeurs... Même si pratiquer en solitaire ne m'a jamais dérangé, j'ai découvert une école (dont je tairais encore le nom) qui propose de perpetuer un savoir qui se transmet depuis l'aube des temps: Le fémin sacré.
J'ai adoré me perdre dans la parole de ses prêtresses, mes yeux s'ouvrent, j'ai encore tellement à apprendre...
Ma candidature pour y entrer et suivre leurs enseignements est partie hiers soir, puisse t'elle avoir l'impact que j'ai voulu lui donner... Cette école est mon dernier espoir, si ça ne marche pas, j'abandonnerai l'idée d'être guidée et poursuivrai ma quête en solitaire..
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