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.: Le fil de Verdandi :.

  • Ma première "Foi"

     

    J’avais 6 ans lorsque l’on m’a collé au catéchisme, « afin de faire plaisir à mes arrières grands parents ».

    Quelques heures en moins perdues pieds nus en forêt, mais tant pis ! J’allais enfin comprendre pourquoi partout, sur chaque église et dans chaque maison, on placardait la représentation incroyablement triste et effrayante de cet homme, cloué sur une croix, toujours si pâle et emprunt de tant de souffrances, le sang ruisselant encore sur son si beau visage. J’allais peut être m’enlever de la tête le doute persistant que si je ne faisait pas les choses comme il se doit, et surtout si je l’ignorais, je finirais comme lui, une couronne d’épines m’écorchant le front…

    Je me suis rendue à cette première « séance » confiante, avec cette envie qui ne me quitta jamais… apprendre. Et surtout Comprendre.

    Et vlan.

    Ca commence bien. Le petit papi adorable qui nous dispensait son enseignement n’a pas mis de gants. Je résume rapide, mais « je détiens la vérité toute puissante, la religion est cela et rien d’autre, vos croyances « fantasques » ne sont que rêveries d’enfants, on ne parle pas aux fées mais où avez-vous vu jouer ça etc etc… »

    Cet homme qui pleurait son sang était donc mort pour nous, pour nos pêchés… (Plus tard je découvrirai Patti Smith et son  Gloria dont les paroles résonnent et résonneront pour toujours en moi : « Jesus died for somebody's sins but not mine ». Merci l’étoile bleue…


     

    Question con, mais devions nous nous en référer à cette souffrance… pour faire le bien ? Le bien, le mal, étaient des notions instinctives pour moi. Voila qu’on me les dictait, tout n’était pas noir, loin de là, mais beaucoup de choses me choquèrent. Dont bien évidement le rôle de la femme dans ses fameuses religions patriarcales qui succédèrent aux religions primitives, païennes. Aux anciennes religions que la forêt et celle que je découvrait ce jour, allaient m’offrir finalement bien vite ! Ela Dea Orea !

    (J’aime appelé cette première rencontre avec le catholicisme ma première « séance », ça me rappelle qu’il ne faut pas que j’oublie cette putain de première lobotomie^^ ... Choqués ? Ne regardez vous donc pas les informations ?  ). Puis vint mes premiers pas -ceux dont tout du moins je me souviens… car ne me les a t’on pas imposer dès à la naissance ? N’étais-je pas baptisée ?  Bref. Pas de rancune. C’est arrangé aujourd’hui.

    J’allais entrer dans ce lieu qui m’avait toujours attiré, mais dont l’image de ce pauvre homme que je savais maintenant crucifié m’en avait toujours empêché. C’était l’œuvre des hommes. Et cela ne me plaisait pas. Comme cette femme voilée, drapée, cachée, qui paraissait tout aussi triste et résignée quant à cette pauvre histoire que l’on m’inculquait…

    Vint d’abord l’odeur de l’encens, que je connaissais. Rassurante, elle me fit approché avec l’aide des chœurs que j’entendais enfin. Loin de mes bœufs adorés et concerts emprunts de guitare, de percus et de beaux mots auxquels mon père s’adonnait avec joie, cette musique sacrée m’enveloppa d’une autre manière…

    J’entrais enfin… Terre ! Ciel ! Cette luxuriance ! Le voila le palais de la princesse endormie depuis trop longtemps, attendant que son pâle et chevelu ( !) chevalier vienne la délivrer ! Ici, on refusait les fées, mais je crois qu’elles ne s’y seraient pas plu.  Dorures et fleurs, tableaux et couleurs, bougies et encens, cette musique comme ce silence… Magnifiques, oui, mais tout cela semblait si faux… si froid. Si austère et imperturbable.

    « Livrés » à nous même, je pense que je fus attirée à l’endroit même où je sentais déjà le feu jaillir… Là où brillaient sur l’autel le plus de cierges et de petites bougies dans leur plastique rouge. Et Elle fut devant moi. Immense, dans toute sa splendeur. Son visage n’avait plus rien à voire avec celui emprunt de souffrance que je connaissais. Elle irradiait. Littéralement. Celle que je trouvais repliée, cachée dans un trop grand drap, triste et seule se tenait là, les bras ouverts, le visage si beau et si rayonnant que je ne la pris non pas pour la princesse endormie, bien que ce fut presque le cas dans ma vision d’enfant, mais pour la seule et unique reine de ce royaume qui m’échappait encore complètement. Mon véritable prénom, Virginie, venait d’Elle. Non de cette pauvre femme souffreteuse, mais de ce cœur chaud et rayonnant se diffusant, réchauffant tout autours de lui, éclipsant tout autours de lui. Nuestra Senora, Marie la Sainte, bénie entre toutes les femmes…

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    Une vague soudaine de dévotion mélangée de timidité ainsi qu’une vague perception de « quelque chose d’aussi grand, presque, que la Forêt » m’envahie. Superbe, blanche et souriante elle m’accueillait comme si elle m’avait toujours attendu. Comme si Elle me connaissait déjà et que je faisais vraiment partie de son Monde. Dea… Déjà tu m’appelais… !

    A cet âge, on se fait vite « monter la tête », surtout si celui qui a pour mission de t’enseigner la parole de son Dieu est un petit papi adorable, qui t’appelle déjà « ma sorcière bien aimé » et qui remplace presque les grands parents que je n’avais à l’époque pas au près de moi.

    Vrai de vrai. J’ai même fait ma première communion dans l’espoir de devenir Sœur consacrée au cœur immaculé. Merci mes parents, la Terre, Annie, la musique et la poésie d’avoir continuer à m’initier au ressentit, au sauvage, à l’instinct… 

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                                                                             (Why not??? ;)  )

     

    Et que je m’en suis remise ! Sacrée « séance » que cette première « Foi » !!!

     

    Tellement bien remise, que j’en oubliais, des années durant, L’église, son catholicisme, sa folie, ses mensonges et surtout… Elle. Ma Dame Blanche que je savait pourtant descendante de La Grande Déesse Mère et gardienne du culte ancien. C’est en rejoignant «  l’Ordre du Lotus » à l’époque (puis « Ordre de Dea » devenu aujourd’hui " Ecole des mystères de la Déesse") en 2009 que je me suis passionnée pour le Gnosticisme. Marie, Marie Madeleine, Sarah la Noire et la pisti Sophia sont ainsi à nouveau entrées dans ma vie.

    A cette même époque, j’ai appris comment étudier les différents archétypes de la Grande Déesse, de Dea. Bien que Morrigan la superbe, me surveilla constamment de son œil noir et vif ; attentive. Soit bénie ô ma noire sœur !

    Me voici aujourd’hui sur l’apprentissage de la Dame Blanche, et de son incroyable lumière. Comme je l’ai déjà précisé auparavant,  je ne choisie aucun des visages de Dea qui s’offrent à moi le long de ce voyage. Je La laisse m’enseigner et m’offrir ce qu’Elle juge bon pour moi. Parce qu’elle vit en moi et que ma confiance en Elle est inébranlable. C’est au moins une rare chose dont je suis sure.

    Quelques jours après avoir reçu ma leçon, je partais en Savoie, persuadée à tord comme d’habitude, que Sarasvati allait se présenter à moi… C’est Elle qui pour moi rimait vraiment avec cet archétype, celle que j’avais rencontrer en Inde et qui m’avait touché et émue au plus profond de mon cœur. Prête à la retrouver, j’avais préparé dans mes bagages, encens, offrandes, prières en conséquences…

    Et lors d’un détour, sur un chemin alpin loin de tout… Une petite chapelle, toute belle, toute blanche, entourée de Colchiques et d’Ancolies noires et violettes.

    Cette attirance, cette envie, se besoin d’y entrer, cette persuasion que quelque chose de bien ou bien quelqu’un m’attendait, un appel, la fraîcheur soudaine, et son visage… Ce ressentit presque violent… Oui, je sais… Violent peut sembler inadapté face à son Amour, mais  chaque nouveau visages de Dea, chaque rencontre est pour moi assez violente, dans le sens de la force

    Une évidence, un non-choix, il devait en être ainsi et non autrement. Ma Dame… Marie la Blanche s’est imposée, avec volonté. Je constate encore une fois que la volonté de Dea est implacable, même sans ses atours de guerrière. Ses retrouvailles ont été très intenses, nos voyages justes magnifique, son énergie qui semble ne jamais me quitter me fait un bien fou... 

     

    Je m’apprête à rendre mon devoir, et encore une fois je tarde...

    Encore une fois un visage, une énergie que j'ai beaucoup de mal à quitter...

    Ela Dea Orea, Marie, soit bénie, ô sainte des Saintes!

     

     

     

     

     

     

  • "Dispar-être..."

    Étrange maladie dont je souffre et ne puis me défaire...

    Je voudrais "disparêtre".

    Tout quitter, tout plaquer là, et disparêtre.

    Il ne faut pas y voir là malheureusement aujourd'hui une bien trop banale faute d'orthographe, mais un mot à prendre dans tout ce qu'il inspire. Oui, dans tout ce qu'il inspire. Je pourrai proposer une définition, comme pour la multitude mots que nous prononçons chaque jour, en prenant soin de bien les formuler afin que tout soit bien interprété. Car malgré cette foutue définition, cette volonté de tout étiqueter et de tout vouloir ranger à cette place que nous avons nous aussi déterminé, les mots peuvent être mal interprétés, peut être que celui qui les dit n'en comprends pas plus le sens que le pauvre bougre sensé les comprendre. Pourquoi alors se lancer dans une définition chiante et qui coupe court à toutes réflexions, suggestions, si même son existence ne nous mène pas à nous comprendre les uns les autres davantage?

    Moi je souhaiterai disparêtre.

    Présentement, certes, cela ne veut rien dire.

    Mais en toute sincérité. N'en avez vous pas déjà trouvé vous même la définition? Votre propre définition?

    Instinctivement, intuitivement, aucune images ne sont venues vous caresser les yeux, aucune sensations effleurer le cœur à la lecture de ses trois syllabes ainsi écrites?

    Je vous laisse imaginer, rêver, inventer,

    je vous laisse... Disparêtre...

     

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  • "Notre Grande Mère Ancestrale" - Clarissa Pinkola Estes (Libérer la femme puissante)

    Voila longtemps encore une fois que je n'étais venue ici...

    Il est vrai qu'en ce moment je travaille énormément et n'ai guère le temps de poser "sur papier" mon cheminement en cours. Pour résumer rapidement, je rend bientôt mon compte rendu sur l'archétype de la Dame Blanche, et c'est Marie qui s'est présenté à moi... On peut dire que se fut une sacrée surprise, qui s'est avérée devenir on ne peut plus logique au final. Comme si cela avait été écrit. Elle, et aucune autre. J'y reviendrai bien évidemment dans un prochain post. Je vouais juste partager ici un extrait du livre "La Femme Puissante" de Clarissa Pinkola Estes consacré à la Vierge Marie, La grande Dame, la Nuestra Senora, Notre Dame... Mais derrière l'immense ferveur populaire nous apparait l'autre visage de la "Mère", la Grande Mère que nous les humains "cherchons depuis que nous sommes sortis de la brume", et qui, à travers les siècles nous relie aux Déesses Mères fondatrice, l'unique aux milles visages, Déa...

     

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    "Pour la mère bénie, chacun est digne d'être aimé; tous sont acceptés; tous ont dans le cœur de la tendresse; tous sont agréables à regarder, dignes d'être animés, inspirés, aidés, réconfortés et protégés, même si certains humains, aveugles et égarés pensent le contraire.

    Si, suivant ce que racontent les récits des "vieux croyants", le Dieu d'amour est venu à nous après Yahveh Jehova, le vieux Dieu qui semblait consacrer vraiment beaucoup de temps à créer et à détruire, alors Notre Mère Bénie est la Mère suprême qui donna naissance à l'amour.

    Elle est la mère qui est monté au ciel intacte, la mère qui a connu les guerres, les conquêtes, les réquisitions, qui a été proscrite, outragée, piétinée, bombardée, cachée, poignardée, dévêtue, brûlée, plastifiée, congédiée.

    Pourtant elle a survécu en nous et pour nous, envers et contre ceux qui ont levé la main sur elle ou tenté de saper son influence infinie. Elle est inscrite dans chaque livre sacré, chaque attestation des mystères, chaque parchemin qui la décrit, entre autre, comme le Vent, le Feu, la Guerrière, la Vierge au Cœur d'or, La Qué Sabé, celle qui sait.

    Surtout, elle est inscrite dans notre âme. Le besoin que nous avons de la rencontrer, le désir de la connaitre, de subir son influence et comme elle de devenir des être de compréhension et de réconfort qui croient en la bonté, tout cela atteste qu'elle existe, qu'elle continue à exister ici et maintenant en tant que force immense, non pas toujours invisible, mais palpable.

    Pendant les longues décennies de la dénommée guerre froide, qui était en fait une période de ténèbres destinée à faire taire sur de vastes territoires la voix de l'âme, alors que des dictateurs l'avaient fait disparaître, nous continuions malgré tout à rêver la nuit de cette desaparecida.

    Nous voyions ses couleurs et ses fleurs -roses, belles-de-jour, Lys, Jacinthes, soucis et autre - apparaitrent sur les bas côtés des chemins les plus obscurs, malgré ceux qui niaient jusqu'à son existence.

    Nous l'apercevions sur la route à travers les arbres. Notre Dame de la Basilique du Bois de Bouleaux, Notre Dame des Sycomores, Notre Dame du Sanctuaire des Pins, Notre Dame de la cathédrale des Séquoias. On avait beau nous interdire de penser à elle et même à se l'imaginer, elle demeurait avec nous, car Elle est la Mère quintessentielle qui n'abaandonnera jamais ses enfants.

    Mais quand ses habitations, ses bosquets, ses vias -ses routes de pèlerinage - ayant été rayés de la carte, rebaptisés, recouverts ou labourés, elle nous apparaissait dans les épreuves et les difficultés,tirant de notre sol quelque chose d'obstiné, nous aidant à laisser mourir ce qui doit mourir et laisser vivre ce qui doit vivre.

    Quand nous pensons être à bout de souffle, elle nous offre le sien. Elle nous réchauffe quand nous nous refroidissons et nous rafraîchit lorsque nous nous échauffons, que ce soit dans le domaine de l'esprit, de l'émotion, de l’énergie, de l'idéation, des désirs, du jugement, ou de la vie créatrice de l'âme. Elle nous invite à faire preuve de douceur. En même temps, elle nous demande de rester indomptable.

    Il suffit de demander et elle est là, présente d'une façon immédiatement visible/perceptible, à moins que nous ne devions tendre à l’appréhender, ce qui à première vue est moins faciles, selon un mode nouveau.

    On dit que Saint François d'Assise allait de grotte de grotte en se lamentant, car il venait de perdre Dieu et ne parvenait plus à le retrouver. Mais Dieu lui dit qu'il avait toujours été présent et qu'il devait apprendre à le reconnaître sous ses formes les plus diverses.

    Appelons la, et elle vient à nous. Elle passe à travers les murs et les barreaux dorés ou de fer, au dessus de l'eau, au dessous des montagnes. Il suffit que nous nous souvenions d'Elle et la voici instantanément parmi nous, qui nous dispense son enseignement, nous recentre sur sur horizon spirituel, nous dissimule, nous réconforte, nous aide à avoir une vison juste  -comme ce que le Yiddish désigne sous le nom de mensch, un être de sagesse, le bouddhisme bodhi, l'éveil que nous les latinos, nous définissons comme un ser humano, celui qui a appris à travers les épreuves à devenir un être humain authentique.

    Notre Dame est la compassion personnifiée et elle apparaît facilement quand elle voit un esprit ou une âme dans le malheur, la douleur, l'épuisement, et aussi quand la route est longue et que l'or de charisme et du talent pèse sur la vie créatrice, ou que la vie familiale ou professionnelle s'en va à vau-l'eau. C'est alors, tout particulièrement, qu'elle se penche pour prendre soin de l'âme en peine.

    Elle apparait dans nos pensées ou dans nos rêves, par la connaissance intime ou par la prise de conscience soudaine, et nous offre exactement ce dont nous avons besoin - une roue de secours, un levier, del'energie spirituelle, du fil et une aiguille, le crochet et la toile, l'argile, le matériau, de la musique, une nourriture, la clarté de la vision, un nouvel angle d'approche, un encouragement.

    Elle est ici avec nous. Elle l'a toujours été et le sera toujours, quelque soit l'"ici" que nous abordons."

    Inutile d'aller bien loin pour l'appréhender, elle est

    dans un éclat de verre, dans une bordure de trottoir fendue,

    dans un cœur brisé, elle est

    chez toute personne qui, avec ou sans la connaissance

    aime passionnément

    les mystères, l'étincelle divine, la flamme créatrice,

    et apprécie beaucoup moins les seuls défis d'ici bas.

    Ne pensez pas à elle comme on vous l'appris/vendu.

    Mais cherchez la avec des yeux sans œillères

    et un coeur garnd ouvert.

    Cherchez en bas, pas en haut.

    Cherchez ce qui est sous votre nez.

    Elle a de multiples apparences.

    Elle se cache en terrain découvert

    et vous la reconnaitrez à son coeur immaculé,

    ouvert à toute l'humanité.

    "C'est là, je crois, la Guadalupe que vous percevez, que vous connaissez, ou voulez connaitre, ou dont vous êtes proche depuis des années. Notre Dame est consolatrice et centrée sur la Joie, présente de toutes les manières. Et en comprenant cette attraction vers la sainte Femme, nous libérons de ses liens la Femme puissante.

    Permettez moi de prier pour que, sur se chemins qui sont les vôtres, vous ayez dans le cœur et dans les mains assez de force, d'inspiration, d'audace et de flamme pour pouvoir relever la Grande Femme et lui ôter ses liens dans lesquels des Lilliputiens la tiennent attchée afin de mieux en disposer.

    Quelles que soient les dissertations et autres tentatives réductrices qui la maintienne entravée, Elle est infiniment plus grande que n'importe quel esprit lilliputien."

    Et dès lors que nous la sollicitons,

    que nous la voyons, que nous conversons avec elle,

    que nous l'aimons,

    Elle se relève avec grâce

    et rompt ses entraves tandis

    que les clous volent dans toutes les directions.

    Avec beaucoup d'amour,

    un brin de légèreté et un désir ardent,

    redressons nous de même

    faisons voler toutes les cordes

    et sauter tous les clous.

    Libérons nous de nos lien en libérant la Femme Puissante.

     

    Qu'il en soit ainsi pour vous.

    Qu'il en soit ainsi pour moi aussi

    Qu'il en soit ainsi pour nous tous.

     

  • Rencontre avec Bohringer

    Parce que j'en rêvais...

    Parce que c'était obligatoire, "Traîne pas trop sous la pluie", parce que nous connaissons tous les deux Mr Grand singe, parce que ma place m'attend dans l'aéronef, parce que La culpabilité ne sert à rien. Seule la conscience est ta sœur. Elle te dit la vérité. Elle n'a rien à cacher, à te cacher. Elle est pure. Elle est ce que tu voulais être et que tu n'es pas.

    Parce que la même blancheur hospitalière fut la même pour lui et moi, parce que nous avons aimer la fièvre...

    Parce que....

    Là bas, il ne fait jamais froid.

    Forever...

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    Just "magic"!

  • Ma voiture? Un corbillard!

    Bien que ça n'est pas grand chose à voir avec mon parcours spirituel (quoi que!) je tenais à partager ce petit cadeau de François...

    On peut voir certes, ma voiture, mais aussi le chouette petit bled où je bosse pour la saison, ainsi que mon bar... et mon père! 

    Je ne crois pas l'avoir partagé ici non plus, mais on peut voir aussi ma petite Lupa, petite chienne  lâchement abandonnée que j'ai récupéré avec moi...

     


  • Arduinna - Diana Arduinna

    C’est tout moi…

    De « coïncidences » en « pif paf pouf », je découvre l’arrivée d’Arduinna dans ma vie… Je développerai plus loin comment, voici ce que j’ai pu trouver sur ce visage de la Déesse, au gré de mes farfouillages… On trouve très peu de choses à son sujet, et cela ne me dérange pas, au contraire ! Cela laisse le champ libre à ce qu’elle souhaitera elle-même me dévoiler ou pas…  

     

    Arduinna est une Déesse celte de la nature, elle est maîtresse de la forêt et des forces instinctives. Mère des animaux et des plantes, on la voit brandir une lance, car elle se veut gardienne de la nature, de notre Terre Mère et elle entend bien à ce qu’on la respecte. Sa monture est un sanglier, animal de pouvoir très important chez les celtes. Symbole de la combativité et de l’invincibilité, animal sacré possédant la connaissance, il est aussi celui du pouvoir spirituel, de la classe sacerdotale. De plus, il est important de noter que dans toute la Gaule le sanglier était abondant et une source de nourriture vitale pour la population. L’association d’Arduinna avec le sanglier montre ainsi son importance en tant que Déesse protectrice.

     

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    Arduinna a donné son nom à L’Ardenne, ancien massif montagneux recouvert de vertes forêts, de vallées et de prairies. Son nom quant à Elle venant du gaulois arduo, qui signifie « hauteur ». Beaucoup de bois sacrés dans toute l'Europe du Nord portent des noms relatifs aux Déesses locales.

    On la dit portant un habit de chasse, et en fille protectrice de notre Mère et fervente gardienne du monde naturel, elle la protège telle une louve protégerait ses petits. Malheur à celui qui ne respecte pas la forêt, par exemple, il peut payer d’une paralysie une chasse (la mort d’un animal) injustifiée. Elle intervient avec sa justice et extrait une lourde amende. Un aspect assez féroce à ne pas négliger.

     

    On sait que les celtes entretenaient un lien étroit avec la nature, un lien religieux. Ils n’étaient pas animistes, mais considéraient tout de même que la Terre, le ciel, l’arbre, la source (etc.) représentaient l’âme de la Mère universelle.

    Déesse jeune et sauvage de la chasse et de la forêt, chevauchant un sanglier…

    Il n’en fallait pas moins pour qu’à l’arrivée des romains (en 52 av.JC) elle prit le visage de Diane chasseresse. Adaptée aux divinités romaines ainsi qu’à leur cabalistique animale, elle devint Dea Arduinna, Déesse lunaire et indomptable, gardienne de la forêt et des sources et des autels furent érigés en son nom. (Parfois sous celui de Diana Arduinna). Son culte se déroulait sur le mont de Saint-Walfroy, dans les Ardennes. ( Dans son "Histoire des francsGrégoire de Tours relate comment, revenant, vers l'an 585, de Coblence par l'ancienne voie romaine menant de Trèves à Reims et parvenu à Yvois, il y rencontre le diacre Wulfilaïc (ou Walfroy) qui le mène sur cette colline où il a fondé un monastère. Sollicité par ses visiteurs, il leur raconte le culte de Diane trouvé sur place, sa vie en ermite stylite, qui attire à lui les habitants des environs, intrigués, la façon dont il vient à bout des cultes païens, puis son installation sur place au sein d'une des premières communautés chrétiennes. Wikipedia.)

    La seule représentation que l’on a retrouvé d’elle est une petite sculpture d’une femme chevauchant un sanglier.

     

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    Déesse lunaire, indomptable, elle est celle qui veille sur la Terre, les sources, les eaux vives, les arbres, les ombrages, la flore et la faune. Elle est un aspect « vierge », « jeune fille » de Dea.

    Elle est celle qui se tient à la frontière entre les deux mondes, à la lisière des bois…

    De part ses différentes descriptions que j’ai pu trouver, je lui trouve aussi une forte ressemblance avec la déesse celte Flidais.

     Pour moi, Arduinna est la fille de la forêt, la sauvageonne, celle qui court avec les loups. Elle est l’esprit sauvage, farouche et fier, l’esprit libre. Elle détient en elle une force de guérison indiscutable, de part le fait qu’elle connecte directement avec notre Terre Mère, et en connaît ses secrets les mieux gardés.

    Elle est l'esprit indomptable en nous tous, lorsque qu’Arduinna appelle votre nom, vous vibrez sur la note la plus pure, celle de notre Mère.

    Je ne me suis jamais sentie aussi bien que dans une forêt. J’ai déménagé depuis peu pour la retrouver. Retrouver son contact, le Sauvage, l’Instinctif, me retrouver, retrouver la vraie « moi ». Pas simple^^

    Pour moi, et c’est quelque chose de tout à fait personnel, je ne choisit pas un visage de la Déesse avec lequel je vais travailler, communier, je ne laisse pas mes préférences me suggérer Morrigan, ou Arduinna en l’occurrence. Je laisse venir les signes, les rêves, les évidences, les phénomènes de synchronicité. Mon retour en sa demeure. Mon combat anti-chasse. Mes longues randonnées, les "les jeudis de la Terre" organisés par Brume, célébrés dans ma clairière. La forêt. La recherche du vieux puits. Un vieux jeu de tarot celte que je retrouve avec plaisir dans mes cartons, je le purifie au temps venu, le bénie, pioche trois cartes au hasard… 

     

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    J’essaie toujours de travailler sur cette étincelle de divinité qui vit en nous. Y croire -et surtout- adhérer à cette idée n’est pas le problème. C’est simplement que cette flamme s’est éteinte depuis quelques temps (…) Etre une fille de Dea, c’est juste magnifique, aspirer à devenir sa prêtresse… Réalise toi donc! Mais détenir un petit morceau de son âme divine en moi… L’admettre… Comment dire sans me flageller…

    Mais je sent qu’Arduinna peut m’aider, car elle est le visage de Dea que je retrouve le plus en moi en ce moment. Et puis, phénomène de synchronicité ou pas, Ostara arrive à grands pas et pour commencer la ronde des mystères cette année j’ai choisi de travailler sur le panthéon celtique. Faut croire que j’y suis abonnée ! « J’ai choisi » devient doucement risible !

     Encore (!) je sens Arduinna pleine de force et de courage, son côté guerrier me rassure, bien que le feu de la Morrigan palpite toujours ! 

    Mais est- ce utile de le préciser ? ;)

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  • Michel Cazenave sur France Culture

    J'aimerai partager aujourd'hui quelques émissions de radio passionnantes animés par Michèle Cazenave, -écrivain, poète et philosophe- spécialiste dans l'oeuvre Jung.

    Michel Cazenave

    Le choix est difficile,je posterai donc celles qui sont en relation avec avec mon parcours du moment.


     


     

     

     

  • Boadicée: L’archétype mythique de la guerrière

         Dans son ouvrage « Le héros intérieur », Carol Pearson explique que les guides intérieurs sont des archétypes qui accompagnent depuis toujours les êtres humains dans leur croissance et leur montrent comment vivre. Ces guides sont pour ma part des visages de Dea, la Déesse aux milles visages, présents dans l’inconscient collectif. "Ils existent sous forme d'énergie psychique dans le psychisme individuel humain. Ils vivent à l'intérieur de nous-mêmes, et ce qui est encore plus important, nous vivons en eux." Ces archétypes que nous rencontrons dans notre monde intérieur, dans nos rêves, dans nos prières, dans nos actions, ou à travers la littérature, l'art, la religion, nous offrent des images de nos "héros" intérieurs, et des rôles que nous devrons incarner au cours de notre voyage.

        Chaque rôle ou chaque archétypes définit un ensemble de caractéristiques, particularités, avec une fonction à remplir, des valeurs et croyances spécifiques qui soutiennent les aptitudes à faire de nouveaux apprentissages. Les archétypes nous invitent à adopter une « deuxième positions», celles de nouveaux personnages, pour développer de nouveaux savoir-faire et éveiller de nouvelles qualités de la personne. Ces apprentissages sont un don précieux, la récompense ou le trésor qui sanctionne l'épreuve.

         Dans mon étude sur ce visage guerrier de Dea, on trouve nombre de Déesses combatives, on ne conte plus les exploits de Durga, Sekhmet, Ishtar ou d'Athéna (on sait que Morrigan m'a trouvé et m'inspire). Leur mythes sont des histoires qui racontent les grands défis de l’existence. Ils sont des modèles de changement et des guides intérieurs qui nous conseillent et inspirent sur la manière de vivre les épreuves. Ces mythes nous invitent à répondre à l’appel de notre destin, devenir celui qui accepte de se confronter à une série d'épreuves, vaincre la peur et tous les sentiments qui vont avec en hurlant, et de se libérer de ce qui est artificiel et superficiel pour devenir l’être que nous sommes profondément.

    Au delà des mythes, je me suis intéressée sur ses femmes guerrières de l'histoire, et la vie de Boadicée m'a simplement bouleversée. (Et Jeanne d'Arc? ;) )Manda Scott en a tiré un roman dont j'attaque bientôt le quatrième volume. Le tout est bien évidemment romancé, mais l'essence de la guerrière n'en flamboie que d'avantage! 

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    Voici le résumé du premier Volume, "Le rêve de l'aigle":

    C'était au temps où l'on appelait les druides " rêveurs ", où les dieux luttaient avec les hommes contre les peines du monde, où les femmes exerçaient le pouvoir dans les tribus, où les guerriers brandissaient leur glaive contre Rome et ses légions.

    Ban et Breaca sont frère et sueur, enfants de la reine des lcènes. Breaca venge sa mère et fait un songe : des aigles vont s'abattre sur son peuple... Ban est enlevé, puis vendu comme esclave aux Romains. Sans le savoir, il affrontera sa propre sueur dans de sanglantes batailles. Un grand destin attend celle-ci : elle sera Boudicca, la reine qui apportera la victoire à son peuple.

    Récit au souffle épique, Le Rêve de l'aigle décrit les origines du conflit légendaire de la Bretagne tribale contre l'envahisseur romain : un monde empreint de magie, où les animaux, les paysages deviennent des personnages à part entière, un monde héroïque où les guerriers se battent pour l'honneur autant que pour la victoire.

    J'admire la vie de cette Femme, sa discipline, sa volonté et sa lutte. Éprise de justice, et à juste titre, elle a décidé de prendre son destin en main ainsi que celui de son peuple. Elle a souhaité changer son environnement afin que celui-ci se conforme à leurs besoins et à leurs valeurs. Décidée de se battre farouchement, elle a utilisé la force de discipline, la volonté et la lutte.

    Elle a revendiqué l’autorité et le droit d’affirmer ce qu’elle veut pour elle et les autres. Grande reine, elle a affronté la peur pour la tuer. Elle a acquit le courage de se battre pour ce qui est juste et bon et ce qu’elle veut en dépit des risques encourus. Elle maîtrise ou réprime ses émotions pour avoir plus de domination. 

    Sa détermination est si belle, son histoire si inspirante!

    Pour celles ou ceux qui seraient intéressés par Boadicée et effrayé par les quatre "pavés", petite film d'Arte la concernant.

    "La guerre, on ne la fait pas : c’est elle qui nous fait" Sartre


     

     

  • Morrigan ou l'archétype de la guerrière

         Me revoilà sur le chemin des archétypes, et bien évidemment, Morrigan la terrible ne m’a pas inspirée, elle n’a pas été un choix. Elle s’est imposée naturellement, souveraine, comme si il ne pouvait en être autrement. (Morrigan a le chic pour s’imposer ! De rêves en rêves, de méditations en voyages, de signes évidents en clarté des messages. Le plus beau a été cette expérience inoubliable de shapeshifting qui sert encore mon cœur, où nous avons guerroyé ensembles sous nos formes de louves. J’ai compris que c’était elle… seulement quand elle s’est envolée en noire corneille, sans omettre de me donner un dernier coup de bec ! Ou encore ce corbeau, un jour, qui est venu mourir devant la fenêtre de mon ancien appartement, sonnant le glas du déménagement.)     

    Depuis mon départ de l’école, au début de cette leçon, elle et elle seule est à mes côtés. Ou plutôt moi à côté du sien, défendant ma vie avec sauvagerie, et je ne peux que souligner qu’elle est encore ma force aujourd’hui. C’est un étrange ( ?) et beau phénomène de synchronicité (oui, j’ai travaillé dur avant de pouvoir dire que ses derniers évènements ont quelque chose de « beau » !) que d’arriver à cette partie là de mon parcours (cette leçon sur la guerrière) et avoir à vivre une véritable bataille en même temps. Avoir ce temps pour explorer toute la personnalité de Morrigan, Déesse complexe et exigeante, mais pourvue d’un enseignement si précieux. Sa doctrine est douloureuse, exigeante, ses épreuves ne sont pas des moindres, mais je comprends aujourd’hui qu’il n’en fallait pas moins pour que la femme sauvage en moi se révèle enfin, pousse un cri rageur avec cette envie folle de me battre contre ce fichu cancer plutôt que de pleurer sur mon sort. Pire ! Ne rien faire du tout et me laisser aller à la mélancolie, comme je peux encore parfois le faire, je ne le cache pas. Je me suis confronté avec rage à la maladie, à l’idée –peut être- de la Mort ou de ne pouvoir enfanter. Il y a eu de gros moments de doutes, une récidive, la découverte de mon trouble borderline, mais ma Dame ne m’a pas lâché. Je peux affirmer aujourd’hui qu’au delà de la première impression que peut procurer la dureté de cette Déesse, elle est infiniment aimante et salvatrice.

         Cette étude de cet archétype a été pour moi un grand passage initiatique. Elle a littéralement changé ma vie. Plus encore que la consolation de mon enfant intérieur , qui n’attendait que ça, elle m’a ouvert à cet aspect de moi qui me manquait tant, ou que je ne disposais pas de la bonne façon. Elle a réchauffé et rassuré l’enfant en lui offrant force et courage, obstination et volonté. Volonté de vivre et d’exister vraiment et intensément. La rage d’aller au bout de mes limites en me battant de toutes mes forces et avec vigueur contre mes ombres en les bannissant ou en les acceptant, faute de mieux.

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           Laissez moi vous conter l'une de mes visualisations

     

         Le paysage est venu spontanément, mes hautes falaises de Bretagne, le sol de pierre, de tourbe et de bruyère. Je suis arrivée longtemps avant que la bataille ne commence. Mon cheval à mes côtés piaffe d’impatience, je m’accroupi, hume l’air et les embruns… Mes yeux fermés je remercie notre Terre Mère, Dea, m’enracine et puisse mes forces dans son élan vital. Les tambours du combat se font plus rapides, je sent l’amour qui se rapproche, mes guerriers, ma famille, mes amis, vous, mes sœurs, mes ancêtres et les esprits de mes ancêtres… Cet amour me bouleverse, mon cri de guerre est un cri du cœur, je l’hurle au monde, si fort qu’il résonne longtemps. Je n’ai pas besoin de pousser mon cheval ébène, il cabre en répondant à l’unisson et s’élance dans la pente rocheuse. Je ne me suis jamais sentie aussi libre, aussi forte, dans une telle volonté de vaincre que la peur a totalement disparue. Tous mes sens sont en éveil, plus aiguisés que la lame de mon épée. Un éclair m’aveugle, le tonnerre gronde, l’air est électrique. Devant moi ce qui semble n’être qu’un papillon noir grossit en venant à ma rencontre, s’accroît jusqu’à devenir une belle et majestueuse corneille… Comme à son habitude, Morrigan la terrible n’attend pas qu’on l’invoque pour manifester son admirable grandeur. Elle me frôle d’un battement d’ailes avant de monter haut dans le ciel. Tonnerre. Je l’invoque, la prie, et lui fait ma promesse en échange de mon symbole de force, de protection et de courage.

    Il est vrai que j’ai toujours eu un peu de mal avec les représentations que l’on peut trouver d’elle, et lorsque Morrigan a fait son apparition dans ma vie, son visage m’est toujours resté inconnu, ou alors elle m’apparaissait avec le visage d’une corneille.

    Mais aujourd’hui, dans se voyage, pour la première fois, je vois ses longs cheveux noirs corbeau plus emmêlés encore que les miens s’écarter devant une rangée de dents… Ma Déesse me sourit, bien que son visage garde une véritable sévérité. Sous ses sourcils froncés, ses yeux sont aussi sauvages que ceux de Louve*. Sa robe est en lambeaux, comme victime d’une énième bataille, recouverte de sang, elle flotte devant mes yeux, les yeux rouges où brillent le sauvage et l’intelligence. A cet instant, elle n’a rien à voir avec la reine froide et insensible qu’elle semble être parfois, telle qu’on la dépeint. Toute aussi majestueuse, elle est la folie de combat, la force de la Déesse, féroce, emplie du désir de vaincre et de se repaître du sang versé de l’ennemi. Son visage est cruel. Elle a perdu sa beauté froide contre une beauté presque diabolique, démoniaque. Ses traits sont ceux des ténèbres, de la Dame de la Mort. Elle rit, fort, le tonnerre l’accompagne. Sa bouche s’ouvre, et je vois un œil de tigre rouge briller en son sein. Elle rit de plus belle, féroce, et sors de sa bouche la pierre, un œil de taureau, qui entraîne quelque chose avec elle. Elle me le tend, son visage se fait sévère. Je sais que ce n’est pas un engagement, une promesse faite à la légère. Car si le premier enseignement que Morrigan m’a offert fut douloureux, il m’a appris qu’on ne pouvait se dérober à ses yeux acérés sans blessé son orgueil et en subir les conséquences. J’accepte et je remercie. Ce symbole qu'elle m'a offert en échange de ma promesse, je le garde pour moi. Il y a des choses qui doivent malgré tout restées secrètes! Elle rit, encore, un rire de métal, me regarde fixement, et je vois la promesse de son amour… et disparaît dans une pluies de plumes noires. Éclairs, tonnère et la pluie qui doucement commence à tomber.

         J’ai porté la pierre et ce qui l'accompagne à ma tête, me suis sentie investie, comme possédée par son énergie et son amour sauvage. Je suis revenue doucement à moi, mais suis restée longtemps devant mon autel pour me baigner encore longtemps de sa présence.

     

         Morrigan, la Guerrière, l’étude de cet archétype de Dea a littéralement changé ma vie et ma vision des choses. Je ne soupçonnais pas cette force en moi, cette rage de vaincre. Ma vie n’a vraiment pas été simple, d’où ma pause précipitée au sein de l’école, et je n’en serai jamais où j’en suis sans Elle.

    Maintenant qu’une part d’Elle vit à jamais en moi, que je la sais un professeur attentionné - je lui voue un amour tel qu’il me serait impossible de moins la compter dans ma vie - je suis impatiente d’approcher un autre visage de Dea, sans doute plus paisible !

    Travailler les archétypes est une véritable psychothérapie jungienne !

         J’avais juste un peu peur d’une chose. C’est que Morrigan est une Déesse omniprésente, « qui prend de la place » et qui demande souvent l’exclusivité. Ce n’est pas simple, et ma peur se forgeait dans l’idée qu’elle ne laisse pas de place aux autres visages de Dea qui m’attirent ou pourraient le faire.

         Mais je suis vite revenue à la raison. Dea me guidera, comme elle a toujours su le faire, et je remercie Morrigan d’avoir su m’ouvrir pleinement à son enseignement sacré.

     

       Ela Dea Oréa, par 13 fois! 

     


     

  • Jeremy Hush

    Encore un artiste que j'aime beaucoup:

    Jeremy hush.

    Je dois dire que c'est particulièrement son travail sur les corbeaux qui m'inspire... Et me ramène avec bonheur à Dame Morrigan, ou encore à ma très chère fée Morgane. (Stop, on se calme, oui, ce sont bien deux visages bien distincts! Je précise, car j'ai eu quelques gentilles altercations à ce sujet, les filles de Morrigan sont bien belliqueuses, à ton image, ma Reine! ;) Mais il est si plaisant de converser entre nous, même si le ton monte! Partageons nos expériences, sans dénigrer celles des autres!)

    Bref... Chapeau l'Artiste!

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